J'avais promis mais j'ai oublié
J'ai oublié de ramener mon mémoire version doc pour vous en donner des copier-coller... Je ne peux pas vous en donner le titre exact, mais il traitait de la Première Guerre mondiale. De la diplomatie de l'après-guerre, principalement, les mentalités : française, anglaise, allemande, russe, américaine... Dans mon introduction, je parlais de mon intérêt pour cette Guerre atroce, né un jour d'hiver à Verdun. Je me souviens du ciel bleu, sans nuage, éclairant d'une lumière surnaturelle un champ de croix. Des croix blanches sur du gazon vert, à perte de vue. Et le silence. Surtout le silence. A cet endroit, c'est comme si nous étions hors du temps, suspendu entre deux mondes, entre la vie et la mort. Les oiseaux ne chantent pas, là-bas... Le vent même semble respecter la mémoire de ces millions d'hommes qui ont donné leur vie pour une guerre qu'ils ne comprenaient pas.
Ils étaient partis en chantant, ils ne sont jamais revenus. Et ceux qui y ont survécu n'ont plus jamais souri de la même façon...
J'ai beaucoup lu, sur cette période. Des livres d'histoire, naturellement, qui ne rendent compte que très partiellement de ce que furent ces quatre années, les causes, les conséquences. Des romans, aussi, en particulier ceux de Marie-Paul Armant, des livres tous simples, sans prétention, la vie des habitants du Nord fin XIXème, début XXème. J'ai également eu l'occasion de feuilleter pour mon Mémoire des publications des années 1920, que personne n'avait effleurées depuis des décennies, me plongeant dans un monde oublié de beaucoup.
Il n'y a rien d'étonnant à cela, cette guerre était d'un autre siècle. Historiquement parlant, on peut considérer que le XXème commence en 1918, après la dernière guerre territoriale que l'Europe ait connue. Cependant, il ne faut pas oublier. Jamais. Ne jamais oublier de quoi l'Homme est capable au nom de l'orgueil et du pouvoir. Que l'Europe unie est une condition supplémentaire à la paix, mais qu'elle ne garantit pas la résistance à la folie d'un homme tel que le fut Guillaume, si mal conseillé... Seul, il n'aurait peut-être jamais déclenché de guerre...
Je ne peux pas repenser à cette période sans que dansent devant mes yeux ces millions de noms qui sont gravés sur les murs et les plafonds du Memorial de Verdun. En l'espace de quelques jours, quelques mois, chaque famille a été meurtrie, imaginez toutes les larmes qui ont été versées...
Aujourd'hui, quand j'entends les gens en parler avec légèreté, comme d'un événement anodin, je me dis que les années fastes effacent bien vite ce que l'Histoire peut créer de pire...
Les derniers poilus survivants ont 109 et 110 ans... Avez-vous songé qu'ils avaient 20 et 21 ans, en 1918 ?
Commentaires
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ça fait bizarre de lire ça... comme un coup de poignard au coeur... il ne faut pas oublier... jamais...
bonne journée ma bele, bisous!!
ps: si t'as une copie sur pc de ton mémoire, ça m'intéresserait bien de le lire...
Par whats — 13 nov 2007, 08:58
Je t'enverrai ça alors, ça me donnera une bonne raison d'y faire les corrections que je dois faire depuis 2 ans ! :)
Par Pollux — 15 nov 2007, 13:06