J'avais promis mais j'ai oublié

Par pollux - Le 12 nov 2007 à 14:29

J'ai oublié de ramener mon mémoire version doc pour vous en donner des copier-coller... Je ne peux pas vous en donner le titre exact, mais il traitait de la Première Guerre mondiale. De la diplomatie de l'après-guerre, principalement, les mentalités : française, anglaise, allemande, russe, américaine... Dans mon introduction, je parlais de mon intérêt pour cette Guerre atroce, né un jour d'hiver à Verdun. Je me souviens du ciel bleu, sans nuage, éclairant d'une lumière surnaturelle un champ de croix. Des croix blanches sur du gazon vert, à perte de vue. Et le silence. Surtout le silence. A cet endroit, c'est comme si nous étions hors du temps, suspendu entre deux mondes, entre la vie et la mort. Les oiseaux ne chantent pas, là-bas... Le vent même semble respecter la mémoire de ces millions d'hommes qui ont donné leur vie pour une guerre qu'ils ne comprenaient pas.

Ils étaient partis en chantant, ils ne sont jamais revenus. Et ceux qui y ont survécu n'ont plus jamais souri de la même façon...

J'ai beaucoup lu, sur cette période. Des livres d'histoire, naturellement, qui ne rendent compte que très partiellement de ce que furent ces quatre années, les causes, les conséquences. Des romans, aussi, en particulier ceux de Marie-Paul Armant, des livres tous simples, sans prétention, la vie des habitants du Nord fin XIXème, début XXème. J'ai également eu l'occasion de feuilleter pour mon Mémoire des publications des années 1920, que personne n'avait effleurées depuis des décennies, me plongeant dans un monde oublié de beaucoup.

Il n'y a rien d'étonnant à cela, cette guerre était d'un autre siècle. Historiquement parlant, on peut considérer que le XXème commence en 1918, après la dernière guerre territoriale que l'Europe ait connue. Cependant, il ne faut pas oublier. Jamais. Ne jamais oublier de quoi l'Homme est capable au nom de l'orgueil et du pouvoir. Que l'Europe unie est une condition supplémentaire à la paix, mais qu'elle ne garantit pas la résistance à la folie d'un homme tel que le fut Guillaume, si mal conseillé... Seul, il n'aurait peut-être jamais déclenché de guerre... 

Je ne peux pas repenser à cette période sans que dansent devant mes yeux ces millions de noms qui sont gravés sur les murs et les plafonds du Memorial de Verdun.  En l'espace de quelques jours, quelques mois, chaque famille a été meurtrie, imaginez toutes les larmes qui ont été versées...

Aujourd'hui, quand j'entends les gens en parler avec légèreté, comme d'un événement anodin, je me dis que les années fastes effacent bien vite ce que l'Histoire peut créer de pire...

Les derniers poilus survivants ont 109 et 110 ans... Avez-vous songé qu'ils avaient 20 et 21 ans, en 1918 ? 




Aujourd'hui, 11 novembre 2007,

Par pollux - Le 11 nov 2007 à 12:07

89 ans après, n'oubliez pas, n'oubliez jamais.

Demain, quelques extraits de mon Mémoire de Maîtrise...




Blues

Par pollux - Le 27 sep 2007 à 17:20

Je rêve d’un boulot dans lequel je ne passerais pas mon temps à regarder les minutes défiler sur la pendule. D’un boulot dans lequel je n’entendrais pas mes collègues faire des messes basses sans arrêt, en ayant peur d’être leur tête de Turc du jour. Un boulot dans lequel je n’aurais pas constaté de mes yeux qu’on peut vomir sur une personne et rire avec elle la seconde d’après. A qui se fier ?

 

Oui je sais… Je ne devrais pas attacher d’importance à tout cela.

J’ai une vie en dehors, une belle vie qui me permet de mettre tout ça de côté sitôt le pied posé dans mon environnement familier.

Et pourtant… Se lever, chaque matin, en ayant l’impression d’aller volontairement marcher dans un nid de vipères… J’ai tout simplement de plus en plus de mal à aller faire mon travail pour avoir mon salaire, en faisant abstraction de tout ça.

 

J’ai besoin d’enthousiasme et de passion, j’ai besoin de me donner à corps perdu, et ici, c’est impossible. Je dois juste tenir, mais pour quoi, au juste ? Je ne veux pas abandonner, comme je l’ai trop souvent fait. Et pourtant, ne suis-je pas en train d’y laisser ma santé ?

 

Ce matin, je parlais à C. Je lui disais combien j’avais mal au cœur de voir que depuis quelques mois, il avait perdu sa flamme. Qui essayais-je de convaincre, finalement ? Parce que la mienne, elle a tendance à être fragile, en ce moment… Elle n’est pas encore éteinte, mais elle a besoin d’air pour vivre, et d’un abri pour ne plus avoir peur…

 

Je ne sais pas…

 

Ma période d’essai s’achève fin octobre, alors c’est maintenant ou jamais. Tenter, qui ne risque rien n’a rien…

J’ai à nouveau déposé mon CV sur des sites, plus spécialisés que Monster ou l’Anpe. Qui sait si le job de ma vie ne m’y attend pas ? Mais vite, le temps passe…

 

Et puis au pire, je continuerai mon bonhomme de chemin ici, l’esprit occupé de mon futur déménagement, de la préparation de mon mariage, de la recherche de mes chats… Que des belles choses, bien des gens n’en ont pas autant, alors quoi ? Je culpabilise un peu… Trop sensible, trop attentive à ces détails qui me minent et que tant d’autres arrivent à surmonter… Faible et pas envie d’être forte, mais ce n’est pas ça, la Vie…

Alors s’il le faut, je resterai. Un an, peut-être plus selon les opportunités autres, et je continuerai à rester invisible dans mon bureau, à faire ce que j’ai à faire sans passion ni envie, à manger avec les pestiférées, ou seule, je ne sais pas ce qui est pire…

 

Et cependant, en vous disant ça, j’ai conscience que je grossis sûrement le trait… Sur 9 collègues, seules 3 me glacent… L’une s’en va demain, l’une des autres cherche à partir… Les autres sont plutôt sympathiques… Mais je me trouve encore devant des gens pour lesquels certains mots que j’emploie sont trop compliqués, et qui s’expriment de manière erronée… « Le rythme de la fin de l’année va être soutenant »… J’ai besoin de culture. Et les seules qui en ont me battent froid, et je ne sais même pas pourquoi…

 

 

Au rayon des autres nouvelles : jeudi prochain, Milo et moi avons rendez-vous avec le prêtre qui nous mariera peut-être… On lui proposera 3 dates : le 31 août, le 6 septembre et le 20, et s’il les accepte, on pourra réserver la salle et enfin arrêter une date définitive.

[phrase modifiée avant que tout le monde croie comme Pincho qu'on se marie jeudi prochain... mdr] 




Voilà :)

Par pollux - Le 18 sep 2007 à 15:42

Bon, je vais faire court, parce que je n’ai pas le temps de rentrer dans les détails tout de suite : c’est officiel, je me marie en 2008. La date n’est pas arrêtée, j’ai contacté le prêtre que je souhaite voir officier, et j’attends sa réponse (ce n’est pas celui de ma paroisse). Mais on part sur – a priori – le 6 septembre 2008.

 

Me voilà donc à contacter le prêtre, chercher une salle dispo le bon jour, presser les parents de faire des listes d’invités pour la taille de la salle, réserver église puis mairie, ouééé. Et la partie fun (non c pas ironique), préparer la messe. Ca, ce sera pas négociable. Milo et moi choisirons, les autres s’inclineront. Par contre je pense que Simonie, je ferai peut-être appel à toi pour des conseils ponctuels…

 

Autre problème à aborder : les témoins.

Ma cousine et Fiona, probablement. Seul problème : ni l’une ni l’autre ne sont croyantes, et pour l’église ben… ça m’ennuie un poil. Mais je ne connais personne de suffisamment proche de moi ayant des convictions similaires aux miennes… Là-dessus aussi Simonie j’aimerais un avis :D

 

Enfin voilà, c’est court, mais… je crois que je n’ai pas trop envie de m’étendre pour l’instant, je vous raconterai pourquoi plus tard… Mais happy quand même, rassurez-vous ;-)




Philippine...

Par pollux - Le 18 sep 2007 à 14:46
 
Un livre qui se lit très vite, très facilement... Publié par une maison d'édition catho, ce livre n'a de religieux que la foi de son auteure. Au-delà de cela, c'est surtout le quotidien d'une mère qui se bat pour comprendre et aimer son enfant handicapée, sans hypocrisie. Elle le dit elle-même, elle ne souhaite pas être admirée, mais soutenue. Elle admet sans honte que cette situation est dure, que sa fille est une charge. Mais elle l'assume et elle l'aime, parce que c'est un être humain qui a le droit de vivre.
 
 

 
Voici un livre bouleversant. Sophie et Damien Lutz sont les parents d'une petite fille polyhandicapée, Philippine. Dès avant sa naissance, les médecins détectent chez elle une très grave lésion cérébrale, qui ne lui permettrait pas de vivre et la vouait à l'avortement. Une hypothèse que récusent immédiatement ses parents. Contrairement à tous les pronostics, Philippine va survivre, restant cependant dans un état de grande dépendance, celui d'un tout-petit entre trois et six mois. La communication avec elle se limite à l'esquisse d'un sourire dans ses moments de bonheur.
Sophie Lutz montre comment l'accueil de la fragilité de Philippine transforme peu à peu la vie de ses parents et les rend plus humains et comment le « scandale » du handicap peut être source de vie. Un récit grave et très concret où se révèlent profondément le coeur, l'intelligence et la foi intimement unis de l'auteur. Un livre à lire avec grande attention par tous ceux qui cherchent à vivre humainement et oeuvrent pour une société plus juste et plus humaine.



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