Goodbye Tim...

Par pollux - Le 24 aoà 2007 à 11:02

Je suis un peu triste ce matin… Il a suffit de la lecture de quelques mots annonçant que Tim Henman prenait sa retraite tennistique, à presque 33 ans.

Avec lui, c’est le dernier vestige de la génération qui m’a fait aimer le tennis qui s’en va. Avant lui, l’homme-mystère, Agassi, Sampras, Ivanisevic, Krajicek, Enqvist et bien d’autres encore ont raccroché, après une carrière plus ou moins brillante. Mais ce sont tous ces noms qui m’ont fait rêver…

 

 

 

 

Et puis Tim, c’est particulier…Il s’est révélé aux yeux du grand public à 22 ans, en 1996, lorsqu’il bat au premier tour de Wimbledon, « son » tournoi, le tout récent vainqueur de Roland Garros. Ce jour-là, naissait également mon aversion pour lui… Je l’ai haï, avec passion et excessivité comme je savais si bien le faire lorsqu’il s’agissait d’une atteinte à « mon » joueur… (le premier qui prononce son nom je censure… c’est le mot clé évident si on me cherche sur le net…).

Et puis je ne sais pas pourquoi, au fil du temps, ma haine s’est estompée, jusqu’à devenir, à ma grande surprise, son total opposé… J’ai adoré Tim presque autant que l’Homme-mystère, séduite par son jeu d’un autre temps. Un pur attaquant égaré parmi les cogneurs…

 

Sa carrière ne reflète pas vraiment ce dont il était capable. 4 demi-finales et 4 quarts de finale à Wimbledon, et un seul titre prestigieux : Paris-Bercy en 2003… C’est à Wimbledon certainement que se situent ses plus gros regrets. Le gazon était fait pour lui, fait pour son jeu. Le malheur de Tim fut de naître anglais et de subir la pression britannique à chaque Wimbledon (et on sait trop en France à quelle point cela peut être inhibiteur…), et de côtoyer deux des plus grands joueurs de gazon de tous les temps : Sampras et Federer… Seuls Hewitt et Ivanisevic ont su profiter de deux années de « transition » et inscrire le prestigieux tournoi anglais à leur palmarès.

 

Tim a donc échoué là où Goran a réussi : tirer son épingle du jeu une fois, rien qu’une, pour connaître le bonheur suprême d’avoir soulevé ce trophée… Goran l’ex-maudit, Tim le restera à jamais… Que de fois les papiers sportifs ont-ils titré « Gazon maudit » en évoquant Tim…

 

Aujourd’hui, dans l’attente d’un 3ème enfant, et blessé depuis plusieurs mois au dos, il raccroche… Je ne sais si ses regrets ont le même goût d’amertume que ce départ me laisse, mais… bon vent, Gentleman Tim… Tu vas me manquer. Comme lui. C’est le tennis que j’ai aimé qui s’en va… Vous avez été les deux seuls à me faire réellement vibrer, aujourd’hui, qui reste-t-il ?

 


 

  • Taille : 1m85
  • Poids : 70 kg
  • Débuts professionnels : 1993
  • Meilleur classement : 4ème (8 juillet 2002)
  • Droitier

Palmarès :

1997 : Sydney, Tashkent

1998 : Tashkent, Bâle

2000 : Vienne, Brighton

2001 : Copenhague, Bâle

2002 : Adélaïde

2003 : Washington, Paris-Bercy  




Game Over II, dans un autre domaine.

Par pollux - Le 25 jui 2007 à 15:59
J’ai juste envie de pleurer, là. Bon, c’est une image, je ne vais bien sûr pas me mettre à fondre en larmes, mais j’ai un sale goût amer dans la bouche et une vague nausée…
Comme tous les matins, je me connecte sur un site de résultats sportifs pour survoler les dernières nouvelles. Je ne suis plus aussi accro que j’ai pu l’être quelques années en arrière, mais j’aime bien me tenir au courant.

Et envers et contre tout, le tour de France continue de m’intéresser, malgré le dopage, malgré ma naïveté, qui veut croire qu’il reste encore des coureurs propres…

Et là, désillusion. Après Ullrich, qui fut l’un de mes favoris de la dernière décennie pris la main dans le sac, et dont la défense est simplement pitoyable, c’est l’un de ceux que je croyais clean (naïve, je vous dis), l’un de ceux qui a un capital sympathie énorme aux yeux du publics, le « malchanceux » de service qui est pris, manifestement de manière incontestable. Ou plutôt, d’une manière que je n’ai pas envie de contester. C’est le coup qui va m’achever, qui va définitivement tuer mon intérêt pour ce sport qui n’en mérite plus le nom, duquel je vais me détourner avant de me mettre à douter de chaque performance sportive, quelle qu’elle soit…

Ce matin, c’est ce titre qui m’a attiré l’œil : « Marc Biver, manager de l’équipe Astana, est revenu sur le contrôle positif d’Alexandre Vinokourov ».

J’ai eu un temps d’arrêt, le temps d’assimiler ce que je venais de lire… Et puis, j’ai été dans l’onglet « Tour de France », lire l’article complet, que je vous recopie ici (source : www.eurosport.fr) :

 

Vino positif, Astana s’en va !

72cbdcf82c8d6fbea7e613f457ae8eaf.jpgLe Kazakh Alexandre Vinokourov a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre à Albi. Son équipe, Astana, a annoncé qu'elle quittait le Tour à la demande des organisateurs. Elle a aussi suspendu son coureur.

Bon sang ne saurait mentir. Si le proverbe n'existe pas au Kazakhstan, Alexandre Vinokourov vient d'en apprendre le sens. Le Kazakh a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre d'Albi samedi dernier. En clair, il a été transfusé avec le sang d'un donneur compatible peu avant l'étape. C'est le laboratoire de Châtenay-Malabry qui a découvert la présence de deux populations distinctes de globules rouges dans l'échantillon A du coureur. Pratique interdite bien sûr puisqu'elle augmente la quantité de globules rouges dans le sang et donc la performance sportive.

Sa "démonstration" en avait surpris plus d'un à Albi. Moribond dans les Alpes après sa chute à Autun et touché au genou, il avait relégué le deuxième, Cadel Evans, à 1'14. A plus de 48 km/h de moyenne, c'est surtout en raison de sa forme que le chrono avait étonné. Complètement largué dans la première étape des Pyrénées et hors course pour la victoire finale, le Kazakh avait effectué un nouveau numéro lors de la 15e étape lundi pour s'offrir un deuxième succès. Un nouveau contrôle effectué ce jour-là est en cours d'analyse et devrait confirmer ce premier résultat.

Le Tour 2007 s'offre donc son premier séisme. Les premières secousses provoquées par le contrôle positif à la testostérone de l'Allemand Patrick Sinkewitz (T-Mobile) n'étaient que du menu fretin et la prise attendue de tous sur le cas Michael Rasmussen (Rabobank) devrait être bien plus qu'une réplique de ce tremblement de terre. En attendant, la formation d'Alexandre Vinokourov, Astana, a suspendu son coureur et vient d'annoncer qu'elle quittait l'épreuve à la demande des organisateurs. Andreas Klöden ne montera donc pas sur le podium et un Français, Sylvain Chavanel, intègre le Top 30. Mais bon sang, qui s'en préoccupe?

 

Tout ceci se passe de commentaires. Finalement, heureusement que McEwen a dû abandonner à cause d’une blessure qui l’a fait arriver hors délai, et qu’à 35 ans, la retraite est proche. Je vais pouvoir abandonner le cyclisme sans l’abandonner lui, et en conservant l’illusion qu’il a toujours été propre…




Site Meter Creer un Blog Signaler un abus sur ce blog