Gloups !

Par pollux - Le 02 avr 2007 à 15:01

Si je persiste à être aussi peu fidèle à ce blog, je vais finir condamnée par intituler tous mes articles « news » ou autres banalités affligeantes, et ça me désespère. Je vais essayer de faire un effort.


Pour tout dire, je ne me lasse pas de mon blog, non, celui-là, j'y suis bien accrochée. En revanche, je me suis lassée du « pollux ». Pour dire vrai, j'ai su que ce moment arriverait dès que j'ai fait le premier lien avec le Manège Enchanté. Non mais c'est vrai, ça a cassé tout le charme de mon pseudo ! J'aimais bien le fait que ce soit une étoile, des Gémeaux qui plus est, et ce petit côté androgyne, puisqu'on s'attend plutôt à voir « Pollux » pour un homme... Et j'adore les paradoxes :-) Parce que je ne suis pas androgyne pour un sou ;-) Si à l'école primaire j'aurais adoré qu'on me considère comme un garçon manqué, cette lubie a disparu aussi vite qu'elle était venue !


Bref, me voilà devant un problème de taille : changer le nom de mon blog sans pour autant lasser mes lecteurs, particulièrement ceux qui me suivent depuis mon premier blog et qui ont donc connu moults changements... Pour le pseudo, ça ne pose pas de problème, il suffit de créer un Kouaa blog fictif avec ce pseudo, et de le faire intervenir comme rédacteur.

En revanche, changer l'adresse du blog, ça obligerait tout le monde à changer encore une fois ses favoris/liens, puisqu'on ne tomberait plus ici avec « pollux.kouaa-blog.com ». Je crois que je vais me lancer quand même, d'autant que j'ai trouvé comment l'appeler. Et le temps que tout le monde soit à jour, il y aura un lien vers la nouvelle adresse, mais qui sera ce blog-ci, vous suivez ? ;-)


Voilà. Donc une fois ça fait, je pourrai, du moins j'espère, venir plus souvent ici. Mais on ne commande pas l'envie, n'est-ce pas ?

En ce moment, je vais bien. Mais je n'ai envie de rien, c'est dramatique. Excepté aller voir Milo, je n'arrive à me motiver pour rien : écrire des articles, appeler des amis, les voir, ne parlons même pas des lettres de motivation. Et en plus j'apaise ma conscience en me disant qu'avec les élections tout est bloqué (je rappelle que je veux faire de la communication politique, niveau local) et que je n'aurai pas de réponse. Bref, le profil type de quelqu'un qui se complait dans sa no-life-attitude.

Je n'arrive pas à me bouger, je reste scotchée à mon pc, même pas pour parler sur MSN puisque la plupart du temps je me planque, voire je bloque les gens susceptibles de me parler. Et paradoxalement, tout va bien !!

Le chômage ne me déprime pas, pas en ce moment, avec Milo les derniers événements avec ses parents, si désagréables aient-ils été pour nous deux, nous ont encore plus rapprochés, et les gens, ne me tenant pas rigueur de mon absence, continuent à m'envoyer des messages sympas et à prendre de mes nouvelles. Que demande le peuple ?


Au rayon des dernières nouvelles avec les parents de Milo : c'est la principale raison qui fait que je ne suis pas venue depuis quelques temps.

Après ce que je vous ai raconté la dernière fois, nouveau problème, dans lequel je ne suis pas impliquée cette fois.

Je vous ai dit que Milo faisait de l'informatique ? Pas besoin de vous dire que son PC, c'est sacré.

Donc lundi dernier, je vais chercher Milo à la gare après ses cours, et on file chez lui. Arrivés dans sa chambre, il s'immobilise brusquement, et je perçois alors la même chose que lui : une sorte de « clac... clac... clac » provenant de... son ordinateur !

Il n'a pas mis longtemps à trouver ce qui s'était passé : quelqu'un a coupé le courant à la prise, sans faire attention. Pour les non initiés, le meilleur moyen de bousiller, au choix, l'alimentation, le disque dur, ou pire, la carte mère.

Bref donc Milo était furieux, parce que c'était déjà arrivé, et qu'il avait déjà demandé à ce que les gens fassent attention. Il a donc décidé de couper internet pour tous les autres PC de la maison tant que le sien ne serait pas réparé... Décision discutable, mais provoquée surtout par le fait que ses parents n'aient pas eu l'air de trouver ça problématique...


Ce problème a été réparé seulement samedi après-midi, après d'innombrables palabres houleux entre Milo et ses parents qui ne voulaient pas payer les réparations (Milo = étudiant = pauvre = étudiant en info = besoin du PC) et lui ont reproché les études qu'il fait ! Sa mère lui a clairement reproché de l'obliger à payer des études à l'âge qu'il a, alors que dixit elle, il devrait travailler et ne plus être à leur charge.

Milo en a pleuré. Je le connais depuis plus de 3 ans maintenant. Je ne l'ai vu pleurer qu'une seule fois, l'an dernier quand un de ses amis s'est suicidé.


Milo a 26 ans. Il fait une licence professionnelle. Certes, il n'est pas en avance, mais il a fait beaucoup de bêtises étant jeune parce que ses parents ne se sont jamais occupés de lui. Sa soeur de 2 ans de plus que lui allait le chercher à l'école alors que leur père était disponible, etc. Ils l'ont laissé tout faire, l'ont envoyé en internat loin quand il devenait ingérable, etc, etc etc. Milo a fini par prendre conscience qu'il bousillait sa vie. Après son bac, il a fait une formation pour récupérer une voie informatique, eu son BTS avec mention et en passe d'avoir sa licence avec mention aussi, et il est le meilleur de sa classe.
Par ailleurs, personne n'a jamais OBLIGE ses parents à lui payer ces études ! S'ils lui avaient dit : « pas question, tu vas travailler ! », il l'aurait fait faute d'autre choix ! Mais ils ont choisi LIBREMENT de le laisser continuer, et en plus il réussit, alors OU EST LE PROBLEME ?? Si encore il n'allait pas en cours, ou ne s'y intéressait pas, etc, je comprendrais, mais là...

J'ai entendu une fois sa mère lui demander à quoi servait sa licence puisqu'il réussissait : ben oui, si tu réussis, c'est que c'est facile et que tu sais faire ! Fantastique, hein ?


Enfin bref, c'est sa dernière année, même s'il pense reprendre plus tard. Là, il a envie de travailler, et surtout, partir de chez eux.

Je me retrouve donc avec une double pression : trouver un boulot certes pour MOI, mais aussi pour lui, pour qu'il ait un échappatoire, qu'il puisse se réfugier chez moi en cas de problème. Parce que j'ai eu terriblement peur qu'ils le mettent dehors... Des choses terribles ont été dites, et même si j'ai incité Milo à faire profil bas pour ne pas envenimer les choses, ce n'est pas loin de déborder...


Les choses sont redevenues à peu près normales, mais mon malaise quand je suis chez eux n'est pas près de disparaître...


Je crois que les parents de Milo ont un problème avec l'argent. Ils n'en ont pas manqué, ne sont pas riches, mais vivent convenablement. Mais dès qu'il faut payer un peu, ça coince.

Du coup, ça me permet de rebondir sur une question que m'a posée Simonie ce matin, quand je parlais de son éventuel futur mariage très proche dans moins de 5 ans avec Poussin (LOL). Elle m'a demandé si nous c'était prévu.


La réponse est non.

Pas de date, pas même un embryon de possibilité, même si j'ai déjà dit à Milo que l'été 2008 me paraissait une date fantastique :D En tous cas 2009 me paraît un maximum : on veut 4 enfants (Simonie ne hurle pas ;)), et je n'ai pas l'intention d'avoir le dernier à 40 ans, ni de les faire à la suite. Puis dans mon imaginaire, sûrement influencé par ma passion du sport, 25 ans c'est vieux, ne parlons même pas de 26, l'âge que j'aurai en 2009. (Bon dans l'absolu je sais que c'est jeune, hein !!).


Cette conversation sur le mariage est revenue plusieurs fois avec Milo : il n'a qu'une exigence, qu'on ait tous les deux un boulot et qu'on ait mis de l'argent de côté. Evidemment, c'est la solution raisonnable, sans aucun doute possible, et je ne la conteste pas. Cependant, il est pour moi impossible qu'on décide de la date seulement quand on aura mis la somme voulue de côté !! Sinon, à ce train là...

Puis j'attache moins d'importance que lui à cette question financière : on a un peu de sous tous les deux, suffisamment pour vivre correctement en plus d'un boulot.

Un mariage, oui, ça coûte cher. Mais j'ai une famille (au sens large) pour laquelle il serait impensable de ne pas payer. Pour ma mère, mes grands-parents ont payé son mariage, excepté ses amis à elle. Donc mes parents feront de même pour moi, et j'ai toujours trouvé ça « logique », surtout que je sais que je les blesserais si je refusais... En revanche, côté Milo, ça risque d'être vraiment compliqué. Je ne vois vraiment pas ses parents s'impliquer financièrement dans un mariage, ce qui, au vu de la nombreuse famille de mon cher et tendre, me paraît ingérable pour Milo seul... J'espère me tromper.


Voilà, je n'ai pas envie de m'attarder plus sur ce sujet-là...


Finissons cet article sur des choses plus légères !

Il y a deux semaines, suite à ces problèmes avec le père de Milo, j'avais prévu une petite sortie avec ma grand-mère, courses, fringues, et... pluie. Bref, j'ai passé deux heures sympas, et après toutes ces émotions, j'ai eu besoin de m'acheter quelques fringues, juste pour le plaisir, juste parce que c'est bien connu, il n'y a rien de mieux pour remonter le moral que le coiffeur et le shopping ! Le coiffeur, j'ai déjà donné, donc j'ai entrepris d'augmenter ma garde-robe ^^


J'ai en plus pensé à prendre des photos, si c'est-y pas formidable !! Bon, les photos ne rendent pas justice à ces deux jolies choses : le premier, à manches longues, est d'un joli ton écru non fade, d'une coupe que je ne mets pas habituellement mais sympa : moulante en haut, évasée en dessous de la poitrine, mais très seyant.

Le second, un haut en dentelle blanche que je ne sais pas encore quand utiliser, mais ça viendra vite.

Par ailleurs, s'ils ont l'air non symétriques, c'est dû à la difficulté de photographier des vêtements qui ne soient pas sur un cintre (oui j'aurais dû y penser).

 

 


 

 


 

 

J'allais oublier ! Ma jupe est finie, la photo arrivera, mais je vous la montrerai portée ;)

 




Laisser couler...

Par pollux - Le 21 mar 2007 à 18:22

Il fallait quand même que je vous raconte ce qui s'est passé la semaine dernière ! Ce n'est pas vraiment la joie, mais on fait avec. On passe au-dessus parce que ça aurait trop de conséquences de s'y attarder...


Je vais commencer par parler de Diotima. Dio, c'est mon amie d'enfance. Ma meilleure amie peut-être, mais j'ai toujours eu du mal à qualifier une de mes amies filles ainsi. Ca marche pour les garçons, pas pour les filles. Peut-être que je m'en méfie plus ? Bref.

Donc Dio, je la connais depuis qu'on a 5 ans. Ca fait un bail, donc. 19 ans. Wouah. Notre relation a été faite de hauts et de bas, principalement parce que j'ai toujours eu du caractère (de chien ?) et qu'elle, étant plus jeune, n'en avait pour ainsi dire pas. Ca a bien changé, mais jusqu'à nos 13-14 ans, on pouvait dire que je la martyrisais. Pas volontairement, et elle ne m'en tenait pas rigueur, du coup nous étions amies.

Et puis chez elle, ça a commencé à ne plus aller. Suite au divorce de ses parents, elle a déménagé, puis est revenue. Nous nous voyions épisodiquement, mais chaque fois, nous avions des tas de choses à nous raconter. On se retrouvait comme si nous nous étions quittées la veille.

Ca a continué comme ça, jusqu'en 2003, où nous sommes devenues encore plus proches, on se voyait souvent, on sortait régulièrement.


En janvier 2004, elle m'invite à l'anniversaire de sa petite soeur. J'y rencontre Milo. Elle me servait de confidente, à Milo également, elle n'est pas intervenue du tout, mais elle a été là. Nos relations ont pris un nouveau tournant, on était quasi inséparables.


Mais depuis quelques temps, tout va de travers. Elle ne donne presque pas de nouvelles, elle est installée à Paris même, d'où elle regarde avec condescendance la vie de la banlieusarde que je suis, « casée » depuis bientôt 3 ans et qui n'a pas besoin de sortir 6 jours sur 7 ou de se taper 5 cuites par mois pour se sentir exister.

Elle se perd dans un monde qui n'est pas le sien, elle offre son corps qu'elle n'a jamais aimé et qu'elle ne respecte plus, croise des hommes un soir qu'elle oublie aussitôt. Elle n'a pas eu une adolescence « normale », elle a dû grandir bien trop vite, et aujourd'hui, elle le paie au prix fort. Le pire, c'est que cette vie ne la satisfait pas, elle l'avoue, mais elle a l'impression de vivre.

Elle envie et méprise à la fois la vie que je mène, ma relation avec Milo, parce qu'elle rêve d'aimer et de l'être, mais qu'elle refuse farouchement de rendre des comptes à qui que ce soit. Elle veut faire ce qu'elle veut, quand elle veut, où elle veut, et ne vivre que pour elle. Elle aspire à ce que je vis de toute son âme et est en même temps persuadée que je me complais dans une prison dorée...


Elle n'a rien compris, ne veut rien comprendre.

En conséquence, la vie se charge de nous éloigner... Elle n'a pas, ou rarement, de temps à accorder à quelqu'un qui a une vie si différente de la sienne. Aujourd'hui, j'ai mal de le dire, mais je l'indiffère.

J'ai discuté avec une de nos amies communes lundi dernier, qui a eu l'air surprise que je n'aie pas eu de nouvelles depuis un mois. J'en ai assez... D'être toujours celle qui l'appelle, celle qui lui propose qu'on se voie. Et pourtant, cette fois encore, j'ai cédé. Je lui ai envoyé un message.


Miracle. Elle m'a rappelée le lendemain. Très aimable, compréhensive. Pour me dire au passage que son père me proposait un boulot. J'ai d'ailleurs eu un entretien et j'ai finalement refusé (ce n'est pas du tout ce que je cherche, et lui n'a pas besoin de quelqu'un qui sera mentalement parti avant de commencer).

Samedi matin, elle m'appelle pour me dire qu'elle voulait sortir le soir, me demande si je suis disponible. Bien sûr, trop heureuse, j'accepte.


La soirée en elle-même était sympathique : resto marocain, puis verre dans un pub.

Seulement...

Elle ne m'avait pas vue depuis un mois. Elle n'avait pas vu Milo depuis plus longtemps encore.

Et elle n'a posé aucune question sur nos vies. Ni demandé comment on allait. Ni ce que nous devenions. Rien. Elle n'a parlé que d'elle-même. Quand je lui ai demandé pour plaisanter : « bon alors, tu as fait quoi depuis un mois ? », elle m'a répondu « bah euh, j'ai pris 3 cuites, hahahaha ». Elle était avec une fille de la formation qu'elle suit en ce moment, et j'ai détesté leurs regards entendus et leurs rires de « filles libres », du genre « nous on sait ce que c'est de vivre ».


Je suis déçue de cette soirée. Déçue d'elle. Je pourrais accepter qu'elle vive ainsi et m'en tienne à l'écart. Mais son mépris me touche plus profondément que je ne l'aurais cru.

Je n'en peux plus. Je ne la rappellerai pas. On est amenées à se revoir, ne serait-ce qu'aux fiançailles de sa soeur fin avril. Mais d'ici là, c'est elle qui devra faire un pas. Je sais qu'une fois cette crise passée, elle reviendra. Je serai là, bien sûr, mais j'espère qu'elle ne tardera pas trop... Pour l'instant, elle essaie je crois de se détacher de tout ce qui lui rappelle « son ancienne vie ». Tant pis, j'attendrai, mais ça fait mal..

Je mesure la chance que j'ai d'avoir Milo, qui me soutient quoi qu'il arrive. Et cette semaine, j'en ai eu besoin plus que jamais... La déception de Dio avait en effet succédé à une sorte de crise, vendredi.

Vendredi matin, j'arrive chez Milo. Le midi, on prend notre repas, on range puis on se met devant la télé à regarder un film. Rentre son père. Qui commence à grommeler. Je percute qu'il a l'air en colère, mais pas plus, je suis dans le film. Puis je tourne la tête vers lui, et là, il me regarde méchamment et me dit « oui oui, c'est à vous deux que je parle ! Ca ne peut pas continuer, il va falloir qu'on s'explique ! ».

Je suis complètement interloquée, je ne vois pas ce qu'on a fait de mal... Je le vois nettoyer des miettes sur la table, je pense que c'est ça, mais non. Pour une histoire de portillon non fermé et de voiture soi-disant mal garée (la mienne), il a fait un scandale. A commencé à nous engueuler (en fait, c'était moi qu'il visait). Une fois ses doléances balancées, il s'est préparé à manger en continuant à râler à voix basse « quand on est chez les gens on respecte, c'est pas possible, ça », etc, et c'était la même litanie toujours en boucle.

Je ne savais plus où me mettre. Au bout de 5 minutes je n'ai plus tenu, je suis allée dans la chambre de Milo ranger mes affaires. J'étais en larmes. Milo m'a retenue alors que j'étais sur le point de partir. On s'est enfermés dans sa chambre tout le reste de l'après-midi.

Milo a appelé sa mère pour lui expliquer la situation. Celle-ci lui a dit que je ne devais pas m'en préoccuper. En fait, il s'était énervé après elle le matin, et comme chaque fois qu'il est en colère après quelqu'un, tout le reste de la maison en prend plein la figure au premier prétexte bidon. Sauf que la grande première, c'est que ça ait été moi qui en sois victime.

Pour rien, en plus !! Ma voiture était garée correctement, ne gênait personne, quant à ce portillon, il est cassé de toutes manières ! Et puis mince, jamais mes parents ne se permettent de faire une remarque à Milo ! Et en tous cas, pas sur ce ton ! Mon grand-père, qui est pourtant la personne qui possède le moins de tact de toutes mes connaissances, n'a jamais osé parler sur ce ton à mon père !

Il faut ajouter qu'il y avait déjà un contentieux avec le père de Milo : il est sourd, et moi, ma voix ne porte pas vraiment. Donc, une fois sur deux, quand je dis bonjour, il n'entend pas... Il n'entend même pas la sonnette alors qu'il est à côté de la porte (du coup j'attends toujours trois plombes dehors), comment peut-il être de si mauvaise foi quand on lui dit que OUI, je DIS BONJOUR ?!

Bref, aujourd'hui, tout est à peu près arrangé. Je gare ma voiture loin de chez eux, je ne passe plus par ce foutu portillon, je dis bonjour bien fort en essayant de ne pas être mal aimable, et surtout ! Je ne le regarde pas. J'ai un regard bien trop éloquent quand je suis en colère... Mais j'ai eu peur. Peur que ça ait des répercussions sur la relation que j'ai avec Milo. Peur que son père refuse que je revienne chez eux. Peur de ne plus réussir moi-même à y aller... La mère de Milo lui a parlé, il a l'air calmé, mais pour combien de temps ? En attendant, volontairement, et pour une durée indéterminée, je ne dors plus chez Milo, je ne mange plus chez lui (sauf ce midi, mais je savais que son père serait absent).

Maintenant, il faut que vous sachiez que le père de Milo n'est pas quelqu'un d'ordinaire. Il y a des graves contentieux avec ses trois enfants. L'aînée le déteste franchement, la plus jeune ne l'apprécie pas non plus, tout comme Milo. Milo qui me raconte de plus en plus de choses sur ce qu'a été son enfance avec un père pareil... Qui m'a dit vendredi que le jour où il partirait de chez ses parents il dirait à son père tout ce qu'il a sur le coeur... Et ce qui vient de se passer ne fait qu'ajouter une ligne de plus à tout ce qu'il lui reproche...

Je lui en veux d'être comme ça, d'avoir fait tant de mal à Milo et d'essayer de paraître un blagueur bon vivant pour les étrangers ! Ce qu'il était pour moi jusqu'à vendredi... Le masque est tombé et je ne peux plus être indulgente comme avant... Parce que j'ai appris d'autres choses, et parce qu'il ne respecte personne.

C'est très ambivalent comme sentiment... J'essaie de raisonner Milo, de lui dire que tout cracher sera inutile, fera du mal à sa mère, mais il en a besoin, je crois... Je réalise en écrivant tout ça que les choses ont bien changé, que plus jamais je ne le regarderai de la même manière, que la prochaine fois où, immanquablement, je partagerai la même table que lui je ne pourrai pas me sentir à l'aise.

Je suis encore marquée par ce qui s'est passé. Il m'a blessée. Sa femme lui a remis la tête à l'endroit mais justement, pour cet homme qui sent que son autorité est inexistante, je crois que le gronder comme un gamin ne fait qu'empirer les choses, et attiser sa rancune à l'encontre de tous ceux contre qui il essaie d'user d'autorité.

Il est vraiment grand temps que j'ai un chez-moi... J'étouffais chez moi, et maintenant, je vais trembler chaque fois que je suis chez Milo qu'une semblable scène se reproduise, et qu'un jour, qui sait, il m'interdise le seuil de sa maison, comme la soeur aînée de Milo m'a dit qu'il en était capable...

Je ne sais pas vraiment ce que je ressens à son encontre... Pour avoir connu la haine, je sais que ce n'en est pas. Je suis incapable d'en éprouver à nouveau. Je crois que j'ai juste envie d'être indifférente... Froide, étrangère, condescendante, oui ! C'est exactement ça. Ce sentiment que je trouve terrible quand on en est la cible. Le pire qu'on puisse éprouver à l'égard de quelqu'un, je crois. Le pauvre, qui va rire de ses blagues, maintenant ? C'est particulièrement injuste parce que je suis toujours la première à le défendre quand je trouve que ses enfants abusent. Que quels que soient ses défauts, il reste leur père. Tant pis...




Don't stop me now

Par pollux - Le 20 mar 2007 à 22:53

Parce que je l'idôlatre... la chanson, Freddy Mercury, Queen. Que je vais vous bassiner avec tout bientôt. Puis bon, je ne pouvais pas continuer mon blog sans cette chanson ! The One, incontestablement. Quoi que je fasse.

Savourez. 

 

 


 Et merde, je pleure !

Queen me fait pleurer, toujours. Cette chanson particulièrement... Peut-être d'avoir failli la perdre ? (Je sais, c'est encore très explicite). 




Utopie

Par pollux - Le 08 mar 2007 à 22:04

Paysage aux Papillons, Salvador Dali... Et merci à Kmille de m'avoir fait redécouvrir cet artiste... :-)

 

 

V. (7 mars 2007)

Ca faisait longtemps, et ça me manquait :-) 




Some news !

Par pollux - Le 05 mar 2007 à 15:36

Long silence, finalement !


J'avais dit au début de ce blog que j'essaierai de poster deux fois par semaine, raté !

J'ai été râler auprès d'une certaine bloggeuse à cause du manque d'article depuis 8 jours, et finalement, je n'ai pas fait mieux, c'est pathétique !

Bon, à ma décharge, j'ai été pas mal occupée, et quand j'avais du temps libre (oui, parce que si j'avais voulu, j'aurais eu le temps d'écrire quelque chose), ma flemme reprenait le dessus. J'ai un article tout prêt depuis quelques semaines, mais il parle de témoins de mariage, je vais vous laisser souffler un peu :-D


Rien d'extraordinaire cependant durant cette semaine et demie : j'ai profité des derniers jours de ce maudit mois de février, et tout doucement, me voilà donc en mars. Toujours sans boulot, mais ça finira par venir... Autant au début, les offres ne correspondaient pas à mon profil, autant maintenant, je m'y reconnais souvent. Le revers de la médaille existe : une réponse négative ou une non-réponse quand on sait qu'on n'est pas le candidat idéal est vite digérée malgré la déception ; en revanche, quand on correspond parfaitement au profil recherché, ça file un méchant coup au moral.

Cela dit, je dois bien avouer que si ma recherche s'est intensifié considérablement ces dernières semaines, je ne suis pas encore « à fond », notamment en ce qui concerne les candidatures spontanées. Je réponds en moyenne à 5 annonces par semaine, mais je n'ai toujours pas envoyé de candidatures spontanées dans les associations culturelles du département, alors que je pense que c'est là ma meilleure chance. Et en outre, ce qui m'attire le plus : le culturel et le patrimoine sont une de mes nombreuses vocation, tandis que bosser dans mon département signifie ne pas prendre le train quotidiennement pour aller à Paris mais la voiture... Psychologiquement, c'est très différent.


Paris ne me manque pas. Ce n'est rien de le dire. Je n'aime pas cette ville, peut-être parce qu'y aller a toujours été fonctionnel pour moi. Jamais je n'ai été à Paris en touriste. J'y allais pour aller en cours. Certes, j'adore le quartier de la Sorbonne, le seul que je trouve lumineux, aéré, vivant... les autres arrondissements m'apparaissent ternes et sans saveur, telle une longue suite d'immeubles gris. J'étouffe dans cette ville, j'ai l'impression que le soleil ne l'atteint pas. Pourtant, on dit de Paris qu'elle est l'une des plus belles villes du monde, la ville de l'amour... Rien ne m'y fait vibrer.

Les gens sont maussades, le métro est sale, l'air ambiant nauséabond.

J'ai tellement envie de partir, j'ai besoin de la lumière que confère le soleil au ciel quand la mer est proche. Le bleu est tellement différent d'ici...

Mais là encore, c'est un rêve, du moins actuellement. Je sais qu'il se réalisera, parce que pas plus que moi Milo n'a envie de rester ici. Cependant, comme tout le monde, nous irons là où nous pourrons travailler.


Pour le reste, Plum' me posait la question, oui, mes cheveux sont coupés. 35 cm partis en fumée, d'un coup de ciseaux (enfin, plusieurs, ma coiffeuse est prudente, elle sait qu'on ne plaisante pas avec mes cheveux...). Ca change un peu, certes. Mais contrairement à mon habitude... je suis ressortie de là contente de ma nouvelle coupe, quelque regrets bien sûr pour les cheveux défunts mais sans plus. Ma « parure » est partie, mais ça repousse. Puis au rythme où les miens vont, dans un an je me rassieds dessus. Puis j'avais besoin de changer de tête, je crois, peut-être pour ne pas avoir l'impression de stagner, pour tromper l'ennui qui est le mien, l'inutilité croissante de mon existence actuellement... Bon, j'exagère. Mais cette recherche de boulot prend le pas sur tout le reste. Stop la complainte, on ne recommence pas ! D'ailleurs, voilà la photo de dos :

(soyez indulgents, je me suis prise toute seule à l'aide d'un miroir de salle de bains...) 

 

 


 


Et enfin, mon sac ! Ayé, il est terminé, je l'adore. Milo a beaucoup aimé aussi, ses soeurs même chose... J'attends avec impatience le « il est trop beau ton sac, tu l'as acheté où ? » auquel je répondrai avec délectation : « nulle part, je l'ai fait ! ». Héhéhé. Bah oui, je n'y avais pas pensé, mais au moins personne n'aura le même que moi ! ;-)


Voilà donc la bête ! :-)

 

 


 Comme ça, on dirait qu'il n'est pas droit, mais ce n'est qu'une illusion :-)




Imprévu...

Par pollux - Le 23 fé 2007 à 21:04

Au départ, je ne devais pas poster cet article ici. Je le trouvais bien trop intime, je ne me sentais pas prête à le dévoiler. J'ai finalement changé d'avis.

En général, quand je dois écrire un article, je le "rédige" en pensée auparavant, bien souvent sous la douche. Je ne sais pas pourquoi, cet endroit est propice à la réflexion, peut-être parce que c'est le seul où je sais que je ne serai pas dérangée, et où l'eau qui coule couvre les éventuels bruits extérieurs.

Au moment où j'écris cet article, je sors à peine de ma douche. Et les dernières lignes de ce qui va suivre vous expliqueront, j'espère, pourquoi j'ai décidé de le publier, allant contre ma première idée.


Hier soir, il s'est passé quelque chose qui m'a fait beaucoup réfléchir.

Je ne m'en suis jamais cachée même si je ne l'ai pas souvent évoqué, mais je suis catholique pratiquante. Enfin pratiquante ça reste à voir, je n'ai plus été à la messe depuis un an, excepté pour Noël ou Pâques. Consternant...

L'origine de ce "dédain" récent pour l'Eglise se trouve au mois de juillet 2004. Je passe mes premières vacances avec Milo. Nous sortons ensemble depuis 3 mois, nous ne sommes pas encore passé à l'acte. Je n'y suis pas prête parce qu'avec Seth, j'ai eu l'impression de ne pas avoir eu le choix. Donc comme je sais que Milo est mon avenir, je ne veux pas tout gâcher en allant trop vite, et en cédant contre mon gré. Lui, il m'attend, il tient suffisamment à moi pour cela.

Cela dit, cet été-là, nous partons avec 4 autres personnes. Diotima, un ami de Milo et sa copine, et une autre fille.

L'ami de Milo (Shikamaru) et son amie (Tenten) ont fait le choix de ne pas avoir de relations sexuelles avant leur mariage. Choix que je respecte. Mais choix que Milo et moi n'avons pas fait. Là commencent les ennuis.

Nous campons. Une grande tente de 3 compartiments, plus une autre. Milo et moi dormons dans le même. Tenten ne veut pas dormir avec Shikamaru, mais s'y sent obligée. Diotima et l'autre fille restent ensemble. Tenten nous en a voulu. A déclaré que Milo et moi ayant décidé de rester ensemble, nous les obligions à faire de même contre leur volonté, et ainsi fragilisant leurs résolutions et leur relation. Il restait une tente vide... S'ils l'avaient vraiment voulu, il y avait une solution... Mais c'était tellement plus facile de rejeter la faute sur d'autres...


Il faut savoir que Tenten et l'autre fille sont catholiques. Mais de celles qui voient la foi comme une liste d'interdiction. C'est simple, pour elles, Milo et moi sommes voués à la damnation parce que nous avons dormi ensemble. Alors qu'à ce moment-là, justement, nous d'avions fait QUE dormir. Non mais vous imaginez vous, aller plus loin dans une tente avec des voisins à 3 cm de vous ?!

La fin des vacances a été très tendue. Et après... notre petit groupe que je croyais d'amis a éclaté. Parce qu'elles n'ont pas su accepter que des gens puissent ne pas penser comme elles. Elles nous ont d'ailleurs dit clairement qu'elles ne souhaitaient être amies qu'avec des personnes qui partageaient à la lettre près leur mode de vie. Aujourd'hui, j'ai passé l'éponge. Bien sûr, j'ai souffert que des filles qui se disent chrétiennes m'aient jugée sans même me connaître, sans même discuter avec moi. La seule chose que je ne leur pardonne pas, c'est d'avoir éloigné Milo et moi-même par ricochet de l'Eglise. Pour lui, aller à la messe, c'est remettre le pied dans toutes ces histoires, risquer de les croiser.

Quand j'ai rencontré Milo, j'étais heureuse de pouvoir partager ça avec lui. Aujourd'hui, cette dimension n'existe plus, et je dois avouer que ça me manque. Pour vous peut-être est-ce incompréhensible, mais c'est ainsi...


Après vous avoir exposé rapidement le contexte, venons-en aux faits.

Hier soir, en faisant du ménage sur le bureau de mon ordinateur, je tombe sur un fichier PDF qui ne me rappelle rien. Je l'ouvre donc, et là, je tombe sur une conférence sur le flirt donnée par un diacre. Ce lien avait été évoqué par Simonie sur son blog, et je l'avais enregistré pensant le lire quand je le pourrai. Puis j'avais oublié, jusqu'à hier soir.


Et là, ce diacre expose des théories qui pour moi sont logiques, même si elles ne sont pas en accord avec la vie que je mène. J'en perçois le bien fondé et elles me paraissent être la bonne solution, même si tout cela paraîtra certainement désuet à beaucoup d'yeux. Cependant, j'en suis loin. Je n'en souffre pas particulièrement mais... j'y pense quand même.

Quand j'ai rencontré Milo, j'ai su qu'il ferait partie de ma vie. Et cette conviction n'a fait que se renforcer. Je sais qu'il est l'homme de ma vie, qu'il sera le père de mes enfants, et que je vieillirai avec lui. Nous n'avons fait l'amour que quand j'ai été certaine de mes choix, que quand j'ai été certaine que c'était MON choix et que je ne le subissais pas.

Dans cette conférence, le diacre prône la virginité avant le mariage, conseille de ne pas dire "je t'aime" à la légère, et prétend qu'un simple baiser engage déjà. Je suis d'accord avec cela, et d'autant plus facilement que je n'ai pas vécu x histoires... Deux seulement. Seth, que j'ai subie parce que je manquais de maturité et que je voulais faire "comme les autres", et Milo.

Il faut également la distinction entre l'amour sincère et l'amour vrai. Même si vous n'êtes pas croyants, je vous incite à lire ce qu'il dit, et que je ne saurais retranscrire de la manière la plus pertinente qui soit.

C'est ici : http://docs.leforumcatholique.org/src/pdf/conf_flirt.pdf


Suite à cette lecture, je me suis sentie... bizarre. Moi sans être moi. Détachée. A me poser des questions sur les choix que j'avais faits, oubliant que je les ai pensés et réfléchis, et que l'engagement que j'ai pris en me donnant à Milo ne l'a pas été à la légère. J'étais troublée, doutant de moi, de nous, de la pertinence d'un amour qui pourtant est le point central de ma vie, celui sur lequel je peux construire mon avenir.

Je me suis demandé si je l'aimais sincèrement, ou vraiment. Un amour sincère, c'est celui auquel on croit au moment où on l'éprouve. Un amour vrai, c'est celui qui n'a rien avoir avec les sentiments. Il est là, il vit, c'est tout. C'est avoir dépassé le plaisir égoïste, et bien d'autres choses. Lisez, il le dit tellement mieux que moi...


A ce moment de ma réflexion, Milo ne me manquait pas. J'étais indifférente, froide, presque à la limite de me demander si mon avenir était auprès de lui... Si je ne devais pas faire de constat d'échec de cette relation en laquelle j'avais mis tant d'espoirs... J'ai très mal dormi. Je suis très entière, et l'indifférence est un sentiment qui m'est totalement étranger, que je ne peux pas éprouver pour des gens qui me sont proches. Quand j'aime, d'amour ou d'amitié, je ne peux pas le faire à moitié. J'accepte la personne telle qu'elle est. Et Milo, j'aime ses défauts autant que ses qualités.


Ce matin, je me lève, toujours aussi mal à l'aise.

J'attendais la réponse à un mail important, je me suis donc connectée rapidement. Puis j'ai été faire un tour sur mon blog, et de là, vers les liens sur les vôtres. Me souvenant que Simonie m'a dit hier soir qu'elle posterait ce matin, je me dirige vers le sien. Je tombe sur cet article que j'ai dévoré et qui, miraculeusement, est la réponse à beaucoup de mes questionnements nocturnes. Je réalise peu à peu la portée de ce que j'ai lu hier, de ma relation avec Milo, de mes comportements, tout tourne dans ma tête si vite que j'en suis grisée et paradoxalement, je suis apaisée.

Simonie, tu ne comprendras peut-être pas en quoi t'avoir lue m'a aidée, moi-même en me relisant je me demande quel mot, quelle phrase a déclenché tout ça, mais c'est ainsi...


Je vis une période particulièrement difficile. Le chômage, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, c'est psychologiquement très dur. Je dors également très mal la nuit, et ce depuis les temps maudits de mon mémoire de maîtrise (qui est pourtant la chose dont je suis la plus fière à ce jour!), donc depuis 2 longues années... Ajoutez à cela qu'on est en février, et la recette spéciale déprime est prête.

Je l'ai dit à Milo l'autre jour. Que si je ne l'avais pas lui, si je devais choisir entre l'amour et le boulot, je choisirais le boulot sans hésiter. Déroutant pour quelqu'un qui a toujours prôné la prépondérance de la vie privée sur la vie professionnelle.

Mais Milo est là. Il m'aime après les réactions que j'ai vis-à-vis de son ex qui a failli être notre perte. Il m'aime après les mois difficiles que je lui ai faits vivre pendant que je n'arrivais pas à me mettre à mon mémoire de maîtrise en 2005, puis à mon mémoire de stage l'année suivante. Il m'aime encore alors que je suis au chômage depuis 5 mois et que je le vis de plus en plus difficilement. Il m'aime. Il est là, présent, rassurant, fidèle malgré tout. Et ça bon sang, ça ne compte pas pour rien !

Et moi je l'aime malgré son ex, je l'aime malgré sa nonchalence, je l'aime malgré sa manière de vivre parfois dans un autre monde, je l'aime malgré son sens des priorités qui n'est pas forcément le mien... Je suis toujours là, j'ai toujours envie de le protéger, de l'aider, d'être celle qui le soutient quand il doute de lui, d'être celle qui est fière de lui, toujours, quoi qu'il arrive. Et ça aussi, ça compte tellement...


Oui moralement, je suis à la traîne. Oui, je m'épuise à paraître enjouée alors qu'à l'intérieur tout se dégrade. Oui, j'ai du mal à aimer, non pas parce que je ne l'aime pas, mais parce que des doutes qui n'ont rien à voir avec lui m'envahissent peu à peu et masquent le soleil qui brille, là-bas, tout au fond, qui attend patiemment la fin de l'éclipse, avec confiance.


Aujourd'hui, j'ai besoin de m'engager plus avant avec Milo.

Je sais qu'on se mariera, quand, aucune idée et ça n'a pas d'importance. On se fiancera en temps et en heure, parce que nous y tenons aussi. Il ne s'agit pas de bague ou d'officialisation. Juste entre lui et moi, pour sceller ce qui est né aujourd'hui.

Dommage, nous ne sommes pas le 19 février. Certains collectionnent les prénoms, moi, c'est le 19 qui émaille ma vie. C'est sa date de naissance, c'est la date de notre amour, Seth m'a quittée le jour de mes 19 ans, ouvrant ainsi la porte à ma vie, la vraie, et d'autres encore...

Non, nous sommes simplement le 23 février. En attendant de l'être avec Milo, c'est maintenant que je m'engage devant vous à ne plus douter. Ni de lui, ni de son amour pour moi, ni de nous... ni de moi. Surtout pas de moi.




Tout, tout tout, vous saurez tout sur mes cheveux...

Par pollux - Le 22 fé 2007 à 20:19

Vous connaissez la loi de Murphy ?


Bon outre les lieux communs qu'on peut trouver sur internet, qui bien qu'hilarants, ne nous touchent pas forcément. Oué, c'est sûr, la tartine qui tombe côté beurre ça arrive et ça agace. Ceci dit, ça ne change pas le cours du monde, hein.


Là, je vais vous parler d'un truc nettement plus grave. Je pensais que ce n'était pas un drame national, mais manifestement, si, puisque j'ai déjà atteint Bordeaux !! (isn't it, Simonie ? ;-))... à quand le JT ?!


J'en viens au fait.

Ce matin, il m'est arrivé un truc horrible. J'ai pris rdv... chez le coiffeur. (là, ayé, j'ai perdu la moitié de mes lecteurs, paix aux âmes de ceux qui restent).

Je précise au passage, mais vous l'auriez remarqué sans peine, que j'ai toujours eu le sens de la mesure et des priorités. Que voulez-vous, ça tient à la couleur de cheveux... (voyez ! On y revient toujours, TOUT est lié !).

A peine sortie du salon, rdv en poche, je n'avais déjà plus envie d'y aller. Oui, parce que ça m'a pris comme une envie de ... en plein milieu de la nuit. Bon tant pis, de toutes manières, c'est pour mardi, j'ai le temps de m'y faire... ou d'annuler.


Bon certes, comme question existentielle, on a déjà vu plus profond. Mais je rêve d'un monde où on pourrait avoir les cheveux courts ou longs en fonction de son humeur, changer de coiffure juste en appuyant sur un bouton, et faire pousser ses cheveux en un clin d'oeil, sans être obligé de tirer dessus pour que ça aille plus vite. Vous moquez pas, ça m'est déjà arrivé. Un jour où cette cruche de coiffeuse m'a coupé 10cm plus court que ce que j'avais demandé. Je suis ressortie du salon au bord de la crise de nerfs et j'ai fondu en larmes sitôt passé le seuil de ma maison. J'ai ensuite passé 10 bonnes minutes à me torturer le cuir chevelu pour faire pousser mes courts cheveux plus vite.


Là, vous avez pu constater à quel point mes cheveux sont longs. Ca m'est arrivé souvent depuis les 23 ans et quelques que je suis sur Terre, et chaque fois, c'est la même histoire : j'en ai marre, tout le monde s'accroche dedans (oui parce que je pars du principe qu'avoir les cheveux longs, si c'est pour les attacher, quel intérêt ?), à commencer par moi, ils deviennent lourds et donc tous plats, bref, ça ne ressemble à rien. Mais quand même. Les cheveux longs, c'est tellement MOI ! Une année j'ai joué la maligne : j'ai coupé très court, au niveau des oreilles. Paraît que ça m'allait bien. Moi, j'ai détesté. Plus jamais. Donc bon, là, pas de révolution hein, mais quand même, j'aimerais bien changer de tête un peu... Mais trop risqué. Je suis téméraire mais pas à ce point ;-)


Encore une fois, j'ai digressé, et Murphy (hin hin => bruit de murphy, vous vous souvenez ? Je sais, suis pas douée en imitations...) est bien loin. Pauvre bête.

 

 

C'est mon Murphy, admirablement souriant, vous remarquerez sa banane à l'oreille... dommage vous ne pouvez pas l'entendre ;-)

 

Donc tout à l'heure, j'étais tranquillement allongée près de Milo (habillés, bande de pervers ! Mon Dieu, c'est google qui va être content...) quand il me sort innocemment "tiens au fait, Dara vient samedi !"... Tutfoudmatete ?


Je vous explique.

Dara est une des cousines de Milo. Cette jeune demoiselle sort à peine de son école de coiffure et donc il était convenu qu'elle vienne un de ces quatre s'occuper des cheveux de Sakura, Inoue et leur mère (Y'a un pense-bête pas loin, bande de feignants ;-)). Milo m'avait dit, pendant que je m'interrogeais sur la nécessité de dépenser les sous que je n'ai pas pour aller me faire couper 3 cm (oui faut savoir que souvent je me dégonfle et me résigne à ne couper que les pointes et à refaire le dégradé... cher pour juste ça...) : "Mais si Dara vient, elle peut s'occuper de toi aussi !" (gratis, s'entend). Puis ça fait 2 mois ça. Dara ne venant pas, je craque (cette nuit, alors qu'en me redressant je me suis scalpée parce qu'une mèche de cheveux était restée sous mon coude...). Et ni une ni deux, je prends rdv chez le coiffeur pour mardi, à 11h ce matin. Tandis que Milo m'annonce sa cousine pour après-demain à 14h. SCROGNEUGNEU !


Résultat des courses : si Dara accepte de me couper les cheveux... j'annule :)

Et je prends le risque... Au départ, je voulais attendre de trouver un boulot. Vous saisissez le truc ? Si ça me plaît pas, je serais tellement heureuse d'avoir un boulot que ça passera... Tant pis, on sait jamais, ça pourrait provoquer la chance ;-)


Ca, c'est du post... Zêtes encore là les gens ?

Ah sinon, je vous ai pas dit ? Je viens de réaliser un site internet pour une amie qui monte sa boîte, si ça vous intéresse, je peux vous donner l'adresse en pv : sur Kouaa, Auf ou par mail, ça lui fera de la pub ;-)




Remonter le temps...

Par pollux - Le 16 fé 2007 à 22:09

Comme vous le savez, je cherche un travail depuis 5 mois maintenant. Ca fera probablement plus que ça d'ici peu, parce que je n'ai pas encore trouvé, donc pour début mars, ça risque de faire un peu juste. Enfin ce n'est pas de ma déprime que je vais vous parler, sinon vous ne reviendrez plus jamais ici, et je suis sûre qu'au point où j'en suis j'entraînerais n'importe qui dans ma chute. Bref.


Donc forcément, mes journées ne sont pas spécialement des plus excitantes.

On excepte les jours où je vais voir Milo, mais comme lui il a des cours et un stage, ça me laisse quand même pas mal de temps pour m'ennuyer. Je vois quelques amis parfois, mais pas trop souvent (eux aussi z'ont une vie). Puis la semaine dernière j'ai bu un verre avec Hilda, et je me suis pris une prune. J'ai joué la maligne, j'ai pas payé le parking... Et quand je suis allée récupérer ma voiture, la madame en bleue venait juste de passer... gnnnn !


Donc dernièrement, j'ai trouvé une nouvelle occupation qui me permet de ne pas passer l'intégralité de mes journées scotchée à un écran d'ordinateur : j'ai décide de me faire un sac.

J'ai acheté des tissus, fait un modèle et hop : « mamie, tu m'apprends à coudre à la machine ? ». Au moment où je vous parle, mon merveilleux sac fabriqué de mes petites mimines (et de celles de ma grand-mère, accessoirement) est bientôt terminé, photo à l'appui un jour prochain...


Mais comme j'adore tourner autour du pot, ce n'est pas encore le sujet de mon article. J'y viens, j'y viens, mais en bonne historienne, fallait que je vous pose le contexte, n'est-ce pas ?

J'ai donc passé deux grosses après-midi chez mes grands-parents. A discuter avec ma grand-mère, qui m'a raconté des histoires de famille, sa jeunesse, des anecdotes sur mes arrière-grands-parents... autant je déteste que ma mère me raconte son histoire avec mon père, autant là, j'étais fascinée. J'ai été transportée un siècle en arrière ou presque, je me suis baladée dans le Paris des années 1920, j'ai vu mon arrière-grand-mère à 20 ans, avec son fichu caractère (pas de doute, je suis son héritière ;)), amoureuse, heureuse et pleine de vie...

Il faut savoir qu'elle est décédée voilà bientôt 3 ans. En février 2004. Mon esprit a totalement occulté la date exacte, et ce n'est pas plus mal...


Du coup, j'ai décidé d'aller un de ces quatre me balader dans Paris, appareil photo en main, pour immortaliser tous ces endroits dont ma grand-mère m'a parlé et qui ont vu vivre ma famille, cet immeuble qui paraît-il est maintenant classé monument historique... J'ai toutes les adresses, j'ai griffonné des détails sur un cahier, je suis tout excitée à l'idée de ce périple !


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai maintenant la pièce manquante de mon futur roman... Je n'arrivais pas à commencer mais là, ça y est, j'ai tout ! Le lieu, le contexte, l'époque, le style de roman, les personnages, le fil conducteur... Ne reste plus qu'à commencer, mais ça ne m'inquiète plus...

 

PS : désolée, je ne suis pas passée vous lire depuis quelques jours... J'ai été pas mal occupée, j'essaie de me rattraper dans le courant de la semaine prochaine, mais ça ne va pas être facile, les autres membres de la famille étant en vacances depuis ce soir... Gasp. 




Les Kouaacs de la Saint-Valentin

Par pollux - Le 14 fé 2007 à 08:33

Ceci n'est pas un article comme les autres. En effet, au lieu de se promener tout seul sur la toile en recherche d'amis lecteurs, il est déjà, avant même que vous le lisiez, relié à une chaîne de Kouaacs (= blogueurs sévissant sur Kouaa-blog.com, la MEILLEURE plateforme de blog du monde). Le jeu est donc, ami lecteur, de découvrir le mot magique qui te permettra, en cliquant dessus, de continuer la chaîne et d'aller chez un autre Kouaac !  

 

Formidable fête que la Saint-Valentin, n'est-ce pas ? J'ai farfouillé un peu sur Internet pour savoir quelle en était l'origine exacte : peine perdue, j'en ai dénombré pas moins de 5 ou 6, romaines, chrétiennes, médiévales... Les explications ne manquent pas.
Aujourd'hui, c'est devenu un effet de mode de dire qu'on n'aime pas cette fête, comme Noël aussi... Je trouve ça snob. Y'a des gens qui ont des vraies raisons, mais ça me fait marrer d'entendre "c'est trop commercial, y'a des gens qui crèvent de faim et nous on se gave". Et vous faites quoi pour inverser cette tendance, à part râler ? Bref, je ne suis pas là pour polémiquer ;-)

Pour ma part, la Saint-Valentin m'indiffère assez. Si les gens veulent en profiter pour sortir (l'occasion fait le larron, n'est-ce pas ?), s'offrir un petit cadeau, ou même se dire l'unique "je t'aime" de l'année, je n'y vois pas d'inconvénient...
Je ne l'ai jamais fêtée. Par la force des choses, certes : avec Seth, on habitait à 800 km l'un de l'autre, du coup, point de sortie ni de petit présent. D'ailleurs j'aimais autant éviter qu'il m'offre quoi que ce soit. Quand on sait qu'il a voulu m'acheter une montre dorée avec un bracelet de cuir vert, on comprend pourquoi.

Pas vous ? En quelques mots alors : je ne porte que de l'or blanc ou de l'argent, et la couleur que je déteste par dessus tout est le vert.
Yep, ce jeune homme était bourré d'attention pour autrui...

Ensuite avec Milo...
J'essaie au maximum d'organiser des soirées resto "comme ça", et pas seulement lors d'une occasion. Bon, notre date anniversaire c'est une chose, mais la Saint-Valentin... Bof. La première Saint-Valentin à laquelle nous étions ensemble tombait un lundi soir. Cette année-là, le lundi était ma grosse journée au lycée où je travaillais, et j'avais cours le lendemain matin. Du coup je dormais chez une amie sur Paris (j'habite en banlieue). Conséquence : on ne s'est pas vu. Pas de resto donc, rien d'offert non plus. Je ne suis pas douée pour ça, et de plus, Milo ne travaillant pas, n'a pas de revenu du tout. Puis bon, son anniversaire tombe un mois avant, le nôtre deux mois après... Et cette année... Moué, on va ptetre se voir 2h dans l'après-midi, donc rien d'extraordinaire non plus ;-) Il a dit qu'il voulait m'offrir quelque chose, mais c'est parce qu'il a eu une bonne idée ;-) Héhé je sais ce que c'est, enfin je crois, je vous dirai ça ^^ Mais ça n'a à mon avis rien d'un cadeau d'amoureux ;-)

L'année dernière, en revanche... aaaaah, il est merveilleux mon Milo.
Petit message dans la matinée pour me souhaiter une bonne Saint-Valentin. Puis, il me demande de passer chez lui le soir après mon stage, avant de rentrer chez moi.
Je le revois encore, les yeux brillants comme un gamin qui prépare une bêtise... il me tend une enveloppe, et me demande de l'ouvrir... Et là, un cadeau comme je les aime : qui ne coûte rien, qui vient du coeur, simplement. Il avait confectionné une carte sur papier photo, et composé un poème de 4 vers. Quand on sait à quel point il est non-littéraire, je peux vous dire que ça m'a encore plus touchée... Les mots qu'il m'a offerts ce jour-là, pardonnez-moi de ne pas les partager avec vous. Mais ils sont inscrits en lettres de feu dans mon esprit, et ils n'ont aucun prix... J'en frissonne encore... Cette carte est toujours sur moi, dans mon sac, en permanence, je ne peux pas m'en séparer.
Depuis que je suis avec Milo, j'ai pu constater qu'il avait un véritable don pour les cadeaux. Mais celui-ci reste le plus beau de tous...



PS : alors avez-vous été assez perspicaces pour savoir où mener vos pas à présent ???
La chaîne est bien sûre ouverte à tout kouaa-blogueur qui le souhaite... pour savoir comment participer à la prochaine, rendez-vous sur le Forum d'entre aide !!! (attention il faut s'inscrire sur le Forum spécifiquement pour pouvoir intervenir, n'ayez crainte, c'est gratuit et sans douleur !)




Pense-bête

Par pollux - Le 05 fé 2007 à 14:28

Juste parce que je ne m'y retrouve pas et vous non plus (si vous vous y retrouvez, faites semblant merci, ça me fera plaisir), voilà un petit pense-bête avec les surnoms de toutes les personnes que je citerai dans mon blog.

Cette liste sera actualisée au fur et à mesure, et son principal intérêt est de me permettre de ne pas oublier quel surnom j'ai donné à telle personne !

Pour être honnête, moi, je m'y retrouve, mais ça m'agace de parler des gens par leurs initiales ! Puis le seul qui a un vrai surnom c'est mon ex, et rien que ça, c'est une honte !

Les noms seront issus de mangas (on se refait pas) ou de bouquins que j'ai aimés... Héhé, qui me cite toutes les sources ? :D 

 

Alors voilà :

 

Ma chère et tendre moitié : Milo

A., un de mes meilleurs amis : Mandor

E., une de mes meilleures amies, vestige de la fac : Fiona (nan rien à voir avec Schrek !)

S., une de mes meilleures amies, vestige de la fac : Hilda

M., un très bon ami : Renji

Ma, mon amie qui se marie en juin : Corail

Petite soeur de Milo (vous suivez ?) : Sakura

Grande soeur de Milo : Inoue

Ma cousine : Anko

Mé, copine de lycée dont je parle dans l'article précédent : Callista

Mon ex : Seth

C., mon amie d'enfance : Diotima

A. (oui un autre), mon ex-meilleur ami : Despil 

 

Pour les autres... va falloir attendre un peu, je suis à court d'idées ! ;-) 

 

Voilà voilà, j'ai changé toutes mes initiales par les surnoms, ouf ;-) Maintenant ca falloir que je les mémorise, ce qui ne sera pas une mince affaire ;-) Prochain post probablement pas avant lundi, je passe la journée de demain chez Milo, tout comme samedi, et comme dimanche... ;-)

 

Bon WE à tous ! 




C'est long, 'tention ;-)

Par pollux - Le 04 fé 2007 à 19:46
Finalement, je change complètement l'article que je voulais poster au départ.
Je voulais vous parler d'un coup de cafard que j'avais eu vendredi soir, monstrueux, comme je n'en avais pas eu depuis très longtemps (Dieu que c'est reposant...). A ceci près que pour une fois, le cafard ne s'est pas accompagné d'une crise de larmes convulsive comme il m'arrive d'en avoir, surtout à cette période de l'année.

Il faut savoir que depuis la terminale, donc depuis 7 ans maintenant, le mois de février est un véritable cauchemar pour moi, moralement parlant, même si avec le temps, et en fonction des événements j'arrive plus ou moins à gérer. J'ai toujours au moins une grosse crise. J'espère que pour cette année, elle est passée.

Commençons par le début :
2000 : je suis en terminale. Trois événements déclencheurs.

Premier événement :

J'ai à cette époque, deux amies proches, qui comptent vraiment, avec qui je pense garder des liens par la suite. Corail, avec qui l'amitié a perduré puisque je serai témoin de son mariage dans un peu plus de 4 mois, et Callista, avec qui tout contact a été rompu depuis pas loin de deux ans (je veux bien faire des efforts pour garder contact, mais courir après les gens, ça me pompe l'air.). Corail et Callista ne sont pas vraiment les meilleures amies du monde, le lien entre elles, c'est moi. On peut même carrément dire qu'arrivées en terminale, elles ne se supportent plus. Principalement parce qu'après avoir été ensemble en première, en terminale on se retrouve séparées : Corail et moi dans une classe, Callista seule dans une autre... Jalousie, jalousie.
Donc, en ce mois de février 2000, Callista se met à ne plus nous adresser la parole, ni à l'une ni à l'autre. Je partage un casier avec Callista, on se croise souvent, mais elle me regarde à peine. Je ne comprends pas, et contrairement à Corail qui ne s'attache pas à ce genre de détails, surtout concernant quelqu'un qu'elle n'apprécie pas, j'en souffre. Je finis par craquer, et prendre Callista entre quatre zyeux et lui demander ce qui lui arrive.

Réponse : "ce n'est pas à toi que je fais la gueule, mais à Corail". Ouéééé. Vu les trois mots qu'elles échangaient toutes les deux, je ne vois vraiment pas ce qui a bien pu se passer. Surtout qu'honnêtement, si l'une des deux avait dû être jalouse, ça aurait été Corail. Mais n'étant pas possessive, elle n'a pas attaché d'importance au fait que Callista et moi étions plus proches, assises côte à côte en cours les années précédentes alors qu'elle-même, Corail, était seule, etc. Bref.

Finalement, l'abcès crevé, ça s'est plus ou moins arrangé, même si rien n'a plus jamais été comme avant...

Second événement :

J'avais à l'époque un meilleur ami, Despil. Pour être honnête, notre relation a été biaisée dès le début, puisqu'il a toujours été amoureux de moi et ne s'en était jamais caché. Puis finalement, à l'époque dont je vous parle, à force que tout le monde soit persuadé qu'on aurait dû sortir ensemble tellement on était proches (les histoires permanentes avec Corail et Callista me saoûlant un peu, je m'évadais régulièrement avec lui qui n'était pas dans ma classe...), j'ai fini par me croire amoureuse de lui. Honnêtement, je ne sais pas si je l'ai réellement été, je crois que oui, mais il me gêne de l'avouer tellement il a tourné "bizarre". Et ce fameux mois de février, j'ai fini par lui avouer parce qu'il était sorti une semaine avec une autre et que ça m'avait rendue folle de jalousie. Et là, le mur : "notre temps est passé". Voilà ce qu'il m'a dit. A partir de là, je me suis durcie vis-à-vis de lui, puis le temps a passé, puis il m'a avoué qu'il m'aimait quand même, mais c'était trop tard, je n'avais pas digéré mon humiliation, les mots qu'il m'avait dits devant tout le monde, même pas en privé, me blessaient toujours. Et là encore, rien n'a plus jamais été comme avant.

Troisième et dernier événement :

Le bac blanc. Le seul de l'année. En histoire, un sujet "documents", et un sujet "dissertation". Que je choisis, contrairement à mon habitude. Mais celui-ci portait sur la Guerre Froide, une période que je maîtrisais, qui m'intéressait.
Quand on me l'a rendu, le choc : j'avais eu 3... Comme si cela ne suffisait pas, on nous a lu nos notes à haute voix... Je me suis sentie plus bas que terre, j'aurais voulu disparaître et pleurer, mais j'étais là, en classe, à écouter ce 3 que j'avais l'impression de sentir gravé sur mon front...

Bref, voilà. Depuis cette année-là, tellement de mauvais souvenirs remontent... Je me retrouve les nerfs à fleur de peau, je ne supporte rien, je cafarde...
En 2002, ça m'a fait remettre en cause la relation avec Seth, mon ex. J'adorais l'avoir au téléphone, lui parler. Mais je n'avais aucune envie de le voir. L'idée qu'il me touche (pas de connotation sexuelle, au sens premier du terme...) me dégoûtait. Je n'ai su le lui dire qu'en avril...
D'ailleurs, mon coup de cafard de vendredi, j'ai cru qu'il venait de lui. Il faut savoir qu'il m'a beaucoup parlé sur MSN ces derniers temps. Je répondais, alors que je n'en avais pas envie. Ces derniers mois, sa seule existence suffisait à me donner l'impression que c'était toute ma relation avec Milo qui en était salie.
Bref, samedi matin, je l'ai supprimé de ma liste MSN, et bloqué. Qu'il est simple de rayer quelqu'un de sa vie... simple comme un clic de souris.

En 2004, j'ai cru que le pire était derrière moi. Je venais de rencontrer Milo, nous étions en pleine phase de séduction, j'étais heureuse, amoureuse, je savais que nous finirions ensemble mais j'adorais ce jeu qu'il y avait entre nous...

En 2006, je venais de commencer mon stage, du coup, ça plus un autre événement, la crise, qui a bel et bien eu lieu, est passée inaperçue. Mais c'est cette crise qui est le déclencheur de ce qui s'est passé vendredi soir, et la cause de cette crise est la cause de celle que je viens d'avoir... Tout m'est apparu clairement ce matin-même, dans la voiture, quand les premières notes de la chanson "Suavemente" ont retenti... Mais oui c'est bien sûr !

Le lycée. Laurent. Charles. Tous les autres. Ma curiosité sans cesse insatisfaite et une recherche Google vendredi.


Oui, je sais, vous ne comprenez rien. J'explique, ça risque d'être encore long, désolée Siruss ;-)

J'ai travaillé entre septembre 2004 et le 3 février 2006 (la voilà cette pu**** de date anniversaire...). J'ai dû démissionner l'an dernier à la même époque parce que je devais commencer mon stage de fin d'études. Et cette démission a été un véritable déchirement... Je m'étais attachée au lycée, aux élèves surtout, ceux que j'ai cités étant mes deux favoris, mais à d'autres encore, une petite dizaine, tous de la même classe... J'étais leur surveillante favorite, aussi.
Et puis, j'ai dû partir. J'ai commis l'erreur de le leur annoncer quelques jours auparavant. Deuxième erreur : j'ai demandé la faveur de pouvoir les surveiller lors d'un DS supplémentaire un samedi matin. Je n'aurais jamais dû. Ils savaient que c'était la dernière fois, et je n'ai pas su les gérer cette fois-là. Ils n'ont pas compris qu'ils avaient abusé. Je vous passerai les détails, mais ça a été un tel carnage pendant une heure que deux parents d'élèves se sont plaints. Quelle honte.
Surtout que je savais comment tout arrêter, tout calmer, et que JE NE L'AI PAS FAIT ! Parmi les principaux agitateurs, il y avait Laurent. Je m'entendais super bien avec lui, et malgré moi, je laissais passer beaucoup de choses. Bon, pas grand-chose, parce que contrairement à d'autres, il respectait mon autorité quand j'en usais face à lui. Mais pas ce jour-là. Si ce fameux samedi, j'avais franchi le pas, que c'était sur lui que ma colère était tombée, tout se serait arrêté. Tous savaient je pense qu'il était mon préféré. Si je l'avais collé, ils auraient compris que je ne bluffais pas. Mais NON, je n'ai rien fait...
Le lundi qui a suivi, mon supérieur m'a prévenue que des parents s'étaient plaints. J'ai eu honte, mais honte... Surtout que tout le monde savait que Laurent et les autres, c'étaient "mes" élèves... J'ai également appris quelque chose qui a fait que la colère a pris le pas sur la honte : Laurent s'était fait prendre en train de tricher un autre jour (pas pendant mon DS, Dieu merci !).
Je suis sortie dans la cour. Me suis plantée au milieu en attendant qu'il sorte de cours. Il arrivait dans ma direction, avec sa bande habituelle. J'avais mon regard des mauvais jours, je l'ai fixé. Je lui ai lancé "TOI, tu restes là". Je n'ai pas eu droit aux plaisanteries habituelles des autres, ils avaient compris que quelque chose ne tournait pas rond.

J'ai passé un savon à Laurent. Pour la tricherie, lui disant à quel point j'étais déçue de lui. Heureusement, je crois que ça l'a touché. Je vous jure, j'en suis certaine, il n'est pas prêt de recommencer à tricher tellement je lui ai fichu la trouille quant aux conséquences.
Puis je lui ai parlé de ma façon de penser quant à leur comportement du samedi matin. Je pense que le message est passé, j'ai déversé sur lui toute ma colère, toute mon amertume, toute la trahison que je ressentais envers ceux que j'avais protégés et envers les remerciements qu'ils m'avaient offerts. Il ne m'en a pas voulu. Je savais qu'il reconnaîtrait ses torts, et c'est pour ça que c'est sur lui que j'ai déversé tout ça...
Je me suis aussi expliquée avec deux autres élèves, et finalement, l'affaire fut enterrée. C'était ma dernière semaine... Le vendredi a été horrible. J'ai oublié mes clés dans les toilettes (je les avais toujours à la main, il y avait la clé du lycée, mes clés de maison et de voiture...) puis je suis allée mangée. Dans l'après-midi, impossible de mettre la main dessus, et j'ai craqué. J'étais en larmes, au bord de la crise d'angoisse. J'ai fini par retrouver mes clés grâce à une élève de la classe de Laurent, d'ailleurs, mais je n'avais qu'une envie, fuir au plus vite de ce lycée... C'est ce que j'ai fait, à la fin de mon service, je me suis presque enfuie. J'avais une boule dans la gorge, je ne voulais pas me remettre à pleurer, alors je suis partie, comme ça... Je le regrette...
Je n'ai quasiment plus eu de nouvelles. Certaines choses étaient arrivées les semaines précédentes (notamment de gros problèmes avec un élève qui se comportait comme s'il était amoureux de moi) qui ont fait que je n'ai pas pu garder contact avec certains, ne serait-ce que via une adresse mail. Je ne savais même pas s'ils avaient eu leur bac, rien. La seule surveillante avec qui j'avais gardé contact ne m'a donné aucune nouvelle d'eux, esquivant mes questions, faisant tout pour que je ne sache rien. J'ai fini par couper les ponts avec elle après qu'elle eût profité de moi par 2 fois. Naïve, toujours...

Et puis vendredi, ce qui a certainement déclenché la crise : j'ai cherché le nom du lycée sur Google, pour voir ce que je trouverais. Je suis tombée sur le site du tournoi de foot organisé chaque année au lycée ; et là, dans les équipes 2006/2007, les noms de 3 des élèves de terminale de l'an dernier... Bac raté, donc. Ils ne faisaient pas partie de mes favoris directement, mais étaient tous dans cette classe-là... "MA" classe. Etrange sensation...

Là, j'ai digéré, je crois. Ne me restent que des regrets, et de la colère contre certaines personnes du lycée... Il faudra évacuer, parce que finalement, quelle importance ? Mais quand même, j'enrage, parfois. Ils me manquent.



Léger Couac (hahaha ;-))

Par pollux - Le 03 fé 2007 à 21:00

Bon, tant pis, je voulais vous poster un article ce soir, et Kouaa n'en veut pas. Du moins si, mais il refuse de me laisser l'article à l'intérieur de l'espace prédéfini par le template.

Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, visualisez la tête qu'a un texte tapé dans le bloc-notes, et débordant sur mon menu à droite, et même hors de la page... Du coup, au lieu de faire un simple copier-coller, il faudrait que je recopie tout mon article... Sauf que j'ai la flemme de soit recopier (c'est long hééé !), soit me pencher sur ce problème.

Donc pour le coup, rien du tout, nada. Désolée, je me rattraperai la prochaine fois, probablement lundi puisque demain, je n'aurai pas de moment seule de la journée jusque tard le soir... Ah, si ptetre demain matin, à voir... Si Kouaa y met du sien !

Pour le moment, il faudra vous contenter de my favourite song du moment...

PINK - I'm not Dead

 

Sur ce, passez une bonne soirée, pour ma part, le journal de la Scribouilleuse et un épisode des 4400 m'attendent...

Kouaac-ement,

Pollux.




On prend les mêmes... et on recommence !

Par pollux - Le 01 fé 2007 à 11:16

C'est légèrement en retard – un mois à peine – que je commence l'année.

Si décisive pour moi que je n'ai pas le droit de me tromper. Je suis quelqu'un de très indécis, qui n'ose pas beaucoup. Mais la donne a changé, et je vais être obligée de passer par-dessus ces deux traits de caractère. Et quand bien même, je réalise qu'ils m'handicapent dans la vie de tous les jours, dans ma vie personnelle. C'est donc à travailler.


Comme je débute, voici une mise au point des objectifs à réaliser en 2007 :


  • Trouver un travail.

Je n'en suis plus à faire la difficile. Au bout de 4 mois de recherches infructueuses, j'ai bien compris que sans expérience, je n'irai pas loin. J'ai donc élargi mon champ de recherche à des boulots que je sais ne pas pouvoir exercer sur le très long terme mais qui peuvent convenir pour un début, mes prétentions salariales n'en sont pas (même si j'estime qu'avec un diplôme bac+5 je suis en droit d'être payée plus que le SMIC).

De toutes manières, je sais que cet emploi ne pourrait être que provisoire, étant donné que j'ai l'intention d'aller vivre en province, et pourquoi pas, passer quelques temps à l'étranger. Et pas dans 10 ans...


  • Quitter le domicile parental.

Dieu que j'en rêve, d'avoir un chez-moi ! Ne plus avoir d'horaires pour rentrer, manger quand ça me chante, sortir un peu plus (je suis casanière, mais il y a des limites...). Bien sûr, il y a la solitude. Mais elle n'aura qu'un temps. Bien sûr je vais devoir me gérer, faire la lessive (OH-MY-GOD quelle angoisse), le ménage, la cuisine, tout, toute seule. J'en rêve...


  • Acquérir mon Birman.

Je sais que pour beaucoup de gens, mettre autant d'argent pour avoir un chat de race constitue une dépense inutile, voire stupide, et s'apparentant à du snobisme. Soit.

Dans mon cas, rien de tout ça. Il s'agit seulement de la réalisation d'un rêve. D'avoir un de ces chats que je trouve magnifiques. Et le fait d'avoir perdu un chaton de maladie à 4 mois joue également : posséder un animal dont on connaît les antécédants, et qui a moins de chances de développer une maladie... Contrairement aux idées reçues, les chats de race ne sont pas plus fragiles que les gouttières, tant qu'on a sélectionné avec soin l'éleveur, pour son sérieux.

Et comme je suis bénévole SPA, j'y prendrai un chat adulte, aussi. Que j'aurai sûrement avant le Birman...

 

Voilà en gros à quoi il ressemblera... 
 
  • Couper ces cheveux.

Tout le monde les aime, moi compris. Mais au-delà d'une certaine longueur, ça devient ingérable.

C'est très symbolique, en fait... Cela peut paraître futile, mais mes cheveux sont ma protection, ils me cachent... Et ils me maintiennent dans une enfance que j'ai finalement peur de quitter, maintenant que je suis au pied du mur... Trouver le courage, dur, dur...

Actuellement, ça ressemble à ça :

 

Envahissant, non ?


  • Revoir les gens que je vois si peu.

Au premier rang desquels, Mandor, mon ami breton. Et la Bretagne, ce n'est pas la porte à côté. Mais je me rends compte qu'il est vraiment devenu mon meilleur ami. Il m'a tellement aidée par le passé... J'aurais pu le perdre, et ça ne s'est pas produit, je devrais en profiter plus...

J'aimerais aussi voir plus souvent Fiona, Hilda et Renji.... Mais ceci ne sera réalisable qu'avec mon indépendance...

Simonie, si tu passes par là, j'avoue que si tu reviens en région parisienne un de ces quatre, ça me ferait plaisir de te revoir...

Et puis évidemment, Corail, celle dont je vais être le témoin au mois de juin... Je ne l'ai même pas eu au téléphone en 2007, encore... Seulement quelques textos échangés, c'est une honte.


  • Oser.

Ce mot de 4 petites lettres est aussi le plus grand de mes maux. J'ai toujours peur. D'échouer, ou bien de réussir ? Je ne sais pas vraiment... J'ai déjà fait un pas, j'ose appeler les gens pour savoir à quelle personne envoyer ma candidature... Il va falloir aussi oser les appeler pour savoir où elle en est. Puis dans ma vie personnelle... oser, avec Milo, aussi. Parce qu'au bout de 3 ans de relation, ce n'est plus de la pudeur. Alors quoi ?


  • Apprendre à faire des photos.

Voilà une chose plus pragmatique... J'ai toujours aimé faire des photos, et cet élan a repris du poil de la bête à Noël après avoir eu en cadeau un appareil photo. J'aimerais réussir à faire de belles photos « artistiques ». Voici la première de la série, j'avoue que pour un début, je suis assez fière de moi :

 

Désolée pour le copyright au milieu, mais c'était indispensable...
 
  • Devenir plus calme.

Je suis quelqu'un de très impulsif, et qui sait très mal cacher quand quelque chose ne va pas. Je me crispe, je deviens agressive et désagréable. Le problème étant que je commence à agir de cette manière avec Milo, même si cela reste rare, et qu'il est hors de question que je ne règle pas ce problème.


  • Arrêter la pilule, et de manière plus précise, changer de méthode de contraception.

Outre que je suis assez réservée quant au fait d'ingurgiter des hormones en permanence, je ne peux pas nier les effets néfastes que la pilule a eus sur moi : je n'ai pas grossi, certes (même si on peut considérer que si, étant donné qu'elle m'a permis de me stabiliser au poids que je voulais atteindre ; j'avais tendance à être un peu maigrichonne), en revanche, ma libido a nettement baissé même si elle n'est pas inexistante (j'ai pris la pilule au bout d'un an de relation avec Milo, donc j'ai eu le temps de voir la différence...), et alors qu'avant je n'avais pas d'irritabilité particulière pendant une certaine période, maintenant, c'est flagrant. Et franchement, ça me dérange. Je n'ai vraiment pas besoin de me sentir plus abattue que je ne le suis déjà.


Je vais m'arrêter là, je pense que ce sont d&eac