Celui ou celle qui trouve l'auteur de cette chanson gagne un demi pamplemousse grillé ^^
J'ai l'impression d'avoir posté seulement hier, mais manifestement me voilà enchaînée à mon blog, et sommée d'écrire sous peine de représailles. Bon, là, j'extrapole un peu mais mieux vaut être prudente ;-)
J'ai simplement eu le malheur de dire à Siruss que j'avais beaucoup de choses à dire, et pas le temps de les écrire avant au moins lundi, et instantanément, je me suis retrouvée ligotée sur ma chaise, un couteau sous la gorge : « le blog ou la vie ? ». Bref, le choix est vite fait, je suis trop jeune pour mourir !
Trève de plaisanteries.
J'ai eu mercredi une discussion très sérieuse avec ma mère, qui pour une fois, n'a pas tourné au vinaigre, parce qu'elle ne m'a pas dit que je n'avais pas de boulot parce que je ne cherchais pas. En fait, je lui ai dit qu'en ce moment j'allais plutôt bien, mon moral tenait le coup, et que je n'avais pas l'impression de déprimer du tout, au contraire.
Et chose étonnante, non seulement elle n'a pas répondu que justement, ce chômage devrait m'atteindre plus que ça, mais en plus, elle a approuvé ce que je lui disais ! Que finalement, ça avait du bon parce que ça me permettait de réfléchir sur moi, ce que je voulais, supposant que quelque part, ça me mûrissait... J'étais très étonnée, mais pour une fois, elle avait dit ce que j'avais besoin d'entendre. Le moyen le plus sûr pour replonger aurait été qu'elle critique une fois de plus...
Et par ailleurs, elle a raison : j'affine mes attentes, et je réalise que jusqu'à maintenant, j'ai toujours eu ce que je voulais. Oui, certes, j'ai fait mon Deug en 3 ans, mais dès que j'ai haussé un peu la barre, ça passait. Mon mémoire de maîtrise, c'est passé alors que je l'ai fait globalement sur 3 mois. J'ai rédigé en une semaine mon rapport de stage de l'an dernier. Quant à ce même stage, c'est l'unique lettre de motivation que j'avais envoyé !
Bref, ça ne me fait pas de mal de devoir faire quelques efforts pour obtenir un boulot. Et ça m'a motivée pour passer des concours, chose que j'ai toujours fuie. J'ai toujours eu peur de la dose de travail à fournir pour passer un concours : appelons un chat un chat, je suis quelqu'un d'assez fainéant. Moi j'en fais, mieux je me porte. Mais finalement, je suis peut-être prête aujourd'hui pour passer des concours : les études me manquent, ce que je n'aurais jamais cru possible, et par ailleurs, j'ai dépassé le stade du « je ne suis pas capable ». Le seul moyen de le savoir, c'est d'essayer. Et puis mince, j'ai quand même un bac+5 obtenu avec le minimum d'effort ! Jamais de mention, sauf en maîtrise, mais qui n'a pas de mention en maîtrise ? Donc il est fort probable que si je m'en donne la peine, je puisse réussir ces concours.
Parlons-en de ces concours : vous savez, ou non, que mon truc, c'est la communication. Plus précisément, depuis ce stage fantastique que j'ai fait l'an dernier, la communication politique et publique. Attention ! Pas à un certain niveau. Faire la com' d'un homme politique, d'un parti ou d'un gouvernement ne m'attire pas plus que ça.
J'ai toujours pensé que j'avais besoin de travailler au contact de gens. Seulement, pas de social dans mes études. Puis finalement, en travaillant dans un Conseil général, j'ai réalisé que je pouvais concilier le contact humain avec ce que j'ai appris à faire. En avant, roule ! C'est vraiment le niveau local qui m'attire : les mairies, les communautés de commune... La mise en place des actions POUR les gens. Ca peut paraître étonnant, mais c'est ainsi...
L'autre voie qui me plaît tout autant me permet d'élargir mon panel de recherches : le patrimoine et la culture. Je n'ai pas fait 5 ans d'Histoire pour rien ! C'est ça, surtout, qui me manque atrocement. Depuis quelques semaines, je donne des cours d'Histoire à une élève de seconde. Je m'éclate. Je réalise que j'aime passionnément cette matière, que je suis fascinée par les événements. Et ce qui en découle : les mentalités, les monuments et leur symbolique, la Mémoire.
J'ai donc sélectionné 3 concours, je pense n'en passer que 2, j'hésite encore.
Le concours de rédacteur territorial tout d'abord, catégorie B. Le même mais en catégorie A : attaché. Qui me permettraient comme je le souhaite de travailler dans la Fonction Publique en ayant un statut de titulaire et non de contractuel.
Les concours qui concernent la conservation du patrimoine me laissent un peu plus dubitative. Je me demande si je n'ai pas de grosses lacunes en Histoire de l'Art. Puis si je suis titulaire grâce à l'un des deux autres concours, rien ne m'empêche de travailler dans une association du patrimoine ou de la culture ?
Enfin tout ça nécessite encore quelques renseignements, mais rapidement, je n'ai que peu de temps pour renvoyer les dossiers de préinscription...
Je me sens tellement sereine que j'ai décidé de reprendre ma vie en main.
Excepté aller voir Milo, je ne fais rien. Je passe mes journées scotchée à mon ordinateur. Tellement que depuis une semaine, j'ai la migraine en continu. Je touche du bois, aujourd'hui je ne sens rien. Mais mercredi, je me suis levée avec un mal de tête monstrueux, comme je n'en avais jamais eu. Je me suis bourrée de cachets (je n'en prends jamais pour éviter l'accoutumance) et j'ai bu je ne sais combien de cafés, rien à faire, ça ne passait pas. J'avais la tête qui tournait, des nausées, je voyais le paysage remuer, la totale, quoi.
Pas le choix, il faut que je lève le pied et que je passe moins de temps en tête à tête avec ce PC. Je devrais survivre, n'est-ce pas ?
Du coup, j'ai commencé de suite.
Déjà, mercredi, pas d'ordinateur DU TOUT de la journée. Je ne l'ai même pas allumé, et de toutes manières, rien que de le regarder faisait remonter mes nausées.
Jeudi matin, j'ai entrepris d'aller courir, comme j'en ai le projet depuis des mois, jusque là non concrétisé. En me réveillant, j'ai bien cru que j'allais déclarer forfait, et puis non, j'ai fait un effort de volonté et j'ai enfilé un survêtement. Bravé les araignées de la cave pour aller y déterrer mes baskets , mis mon lecteur MP3 dans les oreilles et je suis sortie. J'ai commencé à courir et là...
Je n'avais pas fait 1km que j'ai commencé à me sentir mal. Forcément, courir l'estomac vide, j'aurais dû le savoir. Mais bon, je n'ai jamais fait de malaise d'avoir fait de l'exercice au réveil, mais je pense qu'il restait quelques vestiges de ma migraine de la veille... J'ai donc fini tranquillement en marchant, me demandant si j'allais réussir à arriver jusque chez moi : le sol s'est remis à tanguer.
Forcément, je me suis préparée un petit dej' monstrueux, une tasse de café et ça a été mieux, même si du coup, j'ai été un peu cotonneuse toute la journée.
Bref, au temps pour le footing matinal, la prochaine fois je me lèverai plus tôt, je déjeunerai, digèrerai une petite heure, et seulement après j'irai me prendre pour une marathonienne confirmée.
Le positif de cette petite expérience ratée, c'est que j'ai fait la démarche, je n'ai pas reculé, pour une fois. Rien que pour ça, je suis fière de moi.
Toujours dans ma phase de désintoxication et réaccoutumance au monde extérieur, je suis allée l'après-midi voir une de mes amies de fac : Hilda.
Hilda, c'est une fille très torturée, qui globalement ne va jamais très bien. A sa décharge, elle a une situation familiale assez complexe. Mais elle a surtout une qualité que j'admire : elle se bat pour obtenir ce qu'elle veut. Toujours, elle se donne à fond, tente, franchit les obstacles. Elle a peur, mais elle essaie. Toute la différence avec (mon ancien) moi, qui a peur et ne va pas plus loin. C'est en partie son comportement qui me motive à passer des concours.
Je crois que j'ai plus de chance qu'elle, j'ai une famille somme toute très bien, j'ai Milo et des tas d'autres choses qu'elle n'a pas. Je ne me sens pas le droit de ne pas me donner à fond alors qu'elle lutte depuis des années pour simplement qu'un jour l'un de ses parents lui fasse un compliment... Elle veut toujours se dépasser parce qu'elle n'a jamais eu l'impression qu'ils l'approuvaient, qu'ils étaient fière d'elle.
On a passé ensemble 2 bonnes heures, à discuter de tout et de rien.
Elle a cependant des comportements que je trouve un peu limite : pianoter sur son téléphone et converser par sms avec quelqu'un pendant au moins une demi-heure, me raconter qu'elle a fait ça avec quelqu'un qui l'a mal pris... Ben oui, c'est très impoli quand même... Mais bon, ça ne remet pas en cause mon amitié pour elle, puis contrairement à certaines autres personnes (voir articles précédents) elle est toujours là quand j'ai besoin d'elle, elle ne m'appelle pas seulement par intérêt et elle se soucie de moi...
Par ailleurs j'ai appris avec plaisir que le chaînon manquant de notre trio à la fac, Fiona, nous rejoindrait vendredi prochain pour une journée qui encore une fois s'annonce particulièrement plaisante !
Vers 17h30, la petite soeur d'Hilda nous rejoint : Hilda nous avait tellement bassinées avec elle, nous disant que c'était la petite préférée de la famille parce qu'elle est jolie, que j'ai été surprise... La plus jolie des deux est Hilda, sans aucun doute possible, faudra que je le lui dise à l'occasion parce que ça m'a vraiment frappée !
Bref, elles partent de leur côté tandis que je rejoins ma voiture : je donnais un cours à 18h, l'élève de seconde en Histoire-Géo. En marchant vers l'endroit où j'étais garée, j'essaie d'appeler Fiona 5 minutes, elle ne répond pas, je laisse un message débile sur son répondeur, lui demandant de me rappeler le lendemain si elle a le temps. J'apprendrai au cours de la soirée que son grand-père est décédé... J'ai parfois l'impression que tout va mal pour les gens autour de moi et que je n'ai pas ce genre d'épreuves à affronter. C'est stupide parce que j'ai eu ma part ces 3 dernières années, entre mon arrière-grand-mère, 2 suicides de jeunes de moins de 18 ans et Simba mais... j'ai toujours peur. Je me demande quand ça va me tomber dessus. La mort me terrifie, faudra que je vous parle de ça un jour...
Après mon cours, j'ai rejoint Milo chez lui, on a mangé avec ses parents (l'ambiance s'est améliorée, a priori tout va bien, je touche du bois) avant d'aller à la messe du Jeudi Saint, puis je suis sagement rentrée chez moi...
Ce matin je n'ai pas eu le courage d'aller courir, mais j'étais pressée, j'avais promis à ma grand-mère de passer la voir. Je vous passe les conversations MSN avec Siruss et Simonie, mon repas, et on en arrive maintenant ^^
Je continue ma cure de désensibilisation, je file chez Milo tout l'après-midi et tout le WE. Samedi soir, nous sommes invités à un anniversaire et dès lundi, mes parents sont en vacances, je ne serai donc plus seule chez moi, de quoi m'occuper ^^
Bon j'avais encore d'autres choses à dire mais je les garde pour la prochaine fois, je suis censée partir de chez moi récupérer Milo à la gare dans très exactement 10 minutes, et je ne suis pas prête...