Bon. J’en ai marre, il faut que ça cesse.
Alors finalement, ce blog va aujourd’hui servir de psy.
Ce qu’il se passe ? Simple.
Voilà qu’après avoir rêvé de Straücher la semaine dernière – rebaptisons-le Neji – c’est Tousen qui m’est apparu la nuit dernière.
Un seul point commun : la bise appuyée. Suite à laquelle il me dit « on dirait que tu m’aimes bien finalement », ce à quoi je réponds « oui oui, pas toi ? »
« Si, ça commence à venir ».
Dans la réalité :
Tousen, c’est the first one. Jamais concrétisé évidemment. Mais ça a duré au moins 5 ans, cette folie. Sauf que comme j’étais jeune et stupide, j’ai fait ce que tout le monde a fait un jour : faire semblant de le détester. Du coup on passait notre temps à nous disputer (même qu’un jour un mec de ma classe l’a attrapé, coincé et m’a dit « je l’ai Pollux, tu peux lui taper dessus ! ». Dans ma grande magnanimité, je vous rassure, je l’ai laissé filer.)
Enfin bref.
Mon « idéal masculin » est dérivé de lui, clairement (sinon je ne vois pas d’où ça sort, a-t-on idée de dire qu’on aime les blonds aux yeux marrons plutôt secs ? ») mais je ne pense que rarement à lui. Un peu pendant que j’étais amoureuse de Neji, mais juste pour échafauder des plans, un peu après être sortie avec Seth, puis basta. Ah si, le jour de mon anniversaire, immanquablement. Il est né le même jour que moi.
Mais pas d’émotion, rien.
Ce rêve m’a laissée de marbre, sans perturbation comme pour Neji. Je l’ai même croisé dans mon village il y a un an, j’étais avec Milo, et lui avec sa copine apparemment. Mais rien, pas le plus petit battement de cœur.
Juste la curiosité : que devient-il ?
Neji, ça a été le coup de foudre (à sens unique, naturellement, quoique, je ne saurai jamais, en fait – je crois que j’aimais bien « aimer en secret »). Je l’ai vu, je l’ai voulu, mais seulement en théorie, donc je n’ai pas vaincu. J’ai passé un an (en seconde) à soupirer après lui, à fréquenter son groupe d’amis juste pour être près de lui (aaaaaah le tarot, cherchez pas d’où vient ma passion pour ce jeu !). J’allais jusqu’à ne plus travailler parce que je savais qu’il risquait de redoubler et que je ne voulais pas aller en 1ère si lui restait en seconde.
Puis bon.
Suite à une fin d’année un peu agitée, avec notamment la révélation progressive de mon secret à toute ma classe (indépendamment de ma volonté), j’ai fui, comme d’habitude, et les choses se sont tassées pendant les grandes vacances. Puis j’ai oublié, mais pas trop quand même, Seth était jaloux de lui sans raison, et puis ça me plaisait de me dire qu’au moins une fois, j’avais aimé un « beau mec » (Seth était laid, Tousen quelconque).
Il m’est sorti de l’esprit totalement depuis Milo. Jusqu’à cette nuit où j’ai rêvé de lui. Puis l’émotion s’est estompée. Jusqu’à ce que je trouve sur Copainsdavant ce qu’il était devenu, son lieu de boulot, sa qualification… Là, vraiment, j’ai été mal.
Il faut dire que ça intervient dans un contexte bien particulier. J’ai beaucoup beaucoup pour ne pas dire beaucoup de mal à assumer le changement qu’a introduit dans ma vie le boulot. Jusqu’à maintenant, Milo était le centre de ma vie. Depuis 3 ans et demi qu’on se connaît, il l’est. A la fac, j’avais du temps pour lui. Au chômage, évidemment, c’était même son existence qui m’aidait à tenir. Et puis là… ce qui est le centre de ma vie, par la force des choses, c’est le boulot. Puis mes projets à court terme : l’appart, les chats, l’indépendance. C’est comme si je le mettais de côté, « pour plus tard ». L’impression de ne plus avoir de temps pour moi : je bosse, je rentre manger et dormir. Le WE, je vois Milo. Et moi dans tout ça ? Je n’irais pas jusqu’à dire que je me suis posé des questions. Mais j’ai eu du mal à accepter ce bouleversement de mes habitudes, cette envie d’indépendance, même vis-à-vis de lui. Alors que je n’ai pas besoin de me poser longtemps pour m’apercevoir que ça n’a rien à voir avec Lui. Avec Nous. J’ai juste besoin de rentrer CHEZ MOI le soir, et d’être AVEC lui. Difficile à mettre par écrit en fait, dans ma tête, c’est beaucoup plus clair que ça. Bref, ce rêve qui m’a beaucoup perturbée n’est finalement qu’une grosse crise de nostalgie… Je ne suis plus une petite fille, il va falloir grandir. Et pas seulement dans le sens que j’ai évoqué plus haut. C’est aussi maintenant que mon avenir avec Milo va se concrétiser. Et je dois avouer, tant que c’était de la théorie plutôt lointaine, du moins incertaine, c’était le conte de fées. Maintenant que ça risque de prendre consistance… je suis juste morte de trouille. Et si je me plantais ? Et si depuis le début je m’investissais dans une relation vouée à l’échec ? Et si, et si… ? Du coup, forcément, j’ai jeté un œil méfiant sur cette relation. Ceci et cela, ça m’agace, et ça, faut que ça change, etc etc etc. Puis finalement, me suis dit qu’il fallait mettre les pieds dans le plat. Alors j’ai dit. Ca, ça ne va pas. Oui, j’ai peur. Et puis si on continue comme ça, on va dans le mur. Je veux CA comme relation, et pas CA. J’ai parlé, parlé. Dit tout et n’importe quoi, comme ça venait, en pensées désordonnées. Et ça m’a fait un bien fou. Pas qu’à moi, je crois, d’ailleurs. De toutes manières, je me battrai.
C’est là que ça m’aide, d’être croyante. Je ne peux pas croire qu’une histoire qui a commencé sur une évidence, dans laquelle on me laisse m’investir pendant si longtemps ne soit qu’éphémère. Puis à bien y regarder, rien qu’à l’idée de ne plus le voir, j’ai juste envie de hurler. Et pas que ça. Mais après ça va devenir glauque.
Mais du coup, j’ai compris comment les gens pouvaient se séparer si facilement. Suffit de se focaliser sur les défauts de l’autre et de ne plus penser qu’à ça. On fait la tronche tout le temps, on se dit que c’est foutu, on ne fait rien et voilà, on lâche prise. Trop facile. Ce n’est pas ça que je veux. Je n’en suis pas là, c’est juste le changement.
J’ai peur, j’ai toujours eu peur. Pour une fois, j’affronte.
En riant encore. Parce que je veux simplement que ma vie soit un éclat de rire. C’est joli, non ?
Alors merci Neji. Merci Tousen.
Par contre, si je rêve de Seth, là, je hurle. Parce que je peux pas être nostalgique de lui.