Je me sens en stand-by...
... et je n'aime pas vraiment ça.
J'ai l'impression de toujours courir après quelque chose. Ca a été le boulot, c'est le logement, maintenant. Mais je veux sans vouloir. Je ne veux pas grandir. Je ne veux pas me lever tous les matins pour aller faire un boulot qui ne m'enthousiasme pas, qui ne m'incite qu'à bailler en surfant, le regard rivé sur la pendule. Chouette, il est midi...
Je ne veux pas vivre seule, ou même à deux, je ne veux pas supporter les manies de l'autre, je ne veux pas devoir faire à manger tous les soirs après être rentrée, fatiguée ou non. Je ne veux pas devoir faire la vaisselle. La seule chose qui m'amuserait à la rigueur, ce serait de jouer avec les chats.
Mais je veux être indépendante, grande fille s'assumant, avec des vrais sous et une vraie vie de femme active, fière et souriante. Je veux vivre avec l'homme que j'aime et m'exaspérer de son besoin de mettre 1h30 à se préparer le matin alors que 30 petites minutes me suffisent.
Je veux avoir mon logement, mais m'éloigner du fief de ma jeunesse me perturbe. Non, plus que ça, j'ai peur. Et si je m'ennuie, et si j'ai un coup de cafard ? Et si rentrer dans cette ville inconnue sera pour moi plus éprouvant que faire 1h30 de train pour rentrer dans ma banlieue lointaine certes, mais connue, aimée ?
Des questions, toujours, sans arrêt.
Des envies, encore, mais pas la foi pour les réaliser. L'envie de partir, seule, ou avec qui voudra, pas forcément Lui parce que la Russie dont je rêve ne le fait pas vibrer. Concilier une vie de française moyenne : mari-maison-chats, avec mes envies d'ailleurs et d'évasion, que j'ai été trop timorée pour réaliser jusque là...
Partir comme ça, trouver un job qui me permette de faire mon métier tout en m'enfuyant d'ici. Encore, ça revient. Le Canada, oui, mais non. Trop froid. J'en rêve mais pas pour y vivre. Où donc, alors ? Je ne sais pas, mais il faudra.
Et puis là, envie de me poser et d'être sûre. De faire des photos pour embellir mon espace virtuel, ma vie rêvée et mes rêves réalisés.
Envie de recommencer à écrire. Sans but ni fil directeur. Comme ici. Je me satisfait d'écrire sans savoir où je vais, j'aligne simplement les mots, et advienne que pourra. Une note décousue mais qui me renvoie à mes débuts, quand je n'étais pas encore moi, mais quand je m'aimais quand même.
Ce que je suis aujourd'hui, je ne le renie pas. Mais ça va vite, très vite. Besoin d'apprivoiser ma nouvelle vie, alors que mes angoisses prennent le dessus. Enfin bon.
Pour info, ma seconde visite d'appart, demain, 16h30. Je prie pour que ça marche, mais si mon voeu se réalise, j'aurai peur. Mais j'aurai peur aussi dans 6 mois. Alors bon. Autant commencer maintenant, ça passera plus vite...

