Je me sens en stand-by...

Par pollux - Le 15 nov 2007 à 12:47

... et je n'aime pas vraiment ça.

J'ai l'impression de toujours courir après quelque chose. Ca a été le boulot, c'est le logement, maintenant. Mais je veux sans vouloir. Je ne veux pas grandir. Je ne veux pas me lever tous les matins pour aller faire un boulot qui ne m'enthousiasme pas, qui ne m'incite qu'à bailler en surfant, le regard rivé sur la pendule. Chouette, il est midi...

Je ne veux pas vivre seule, ou même à deux, je ne veux pas supporter les manies de l'autre, je ne veux pas devoir faire à manger tous les soirs après être rentrée, fatiguée ou non. Je ne veux pas devoir faire la vaisselle. La seule chose qui m'amuserait à la rigueur, ce serait de jouer avec les chats.

Mais je veux être indépendante, grande fille s'assumant, avec des vrais sous et une vraie vie de femme active, fière et souriante. Je veux vivre avec l'homme que j'aime et m'exaspérer de son besoin de mettre 1h30 à se préparer le matin alors que 30 petites minutes me suffisent. 

Je veux avoir mon logement, mais m'éloigner du fief de ma jeunesse me perturbe. Non, plus que ça, j'ai peur. Et si je m'ennuie, et si j'ai un coup de cafard ? Et si rentrer dans cette ville inconnue sera pour moi plus éprouvant que faire 1h30 de train pour rentrer dans ma banlieue lointaine certes, mais connue, aimée ?

Des questions, toujours, sans arrêt.

Des envies, encore, mais pas la foi pour les réaliser. L'envie de partir, seule, ou avec qui voudra, pas forcément Lui parce que la Russie dont je rêve ne le fait pas vibrer. Concilier une vie de française moyenne : mari-maison-chats, avec mes envies d'ailleurs et d'évasion, que j'ai été trop timorée pour réaliser jusque là...

Partir comme ça, trouver un job qui me permette de faire mon métier tout en m'enfuyant d'ici. Encore, ça revient. Le Canada, oui, mais non. Trop froid. J'en rêve mais pas pour y vivre. Où donc, alors ? Je ne sais pas, mais il faudra.

Et puis là, envie de me poser et d'être sûre. De faire des photos pour embellir mon espace virtuel, ma vie rêvée et mes rêves réalisés.

Envie de recommencer à écrire. Sans but ni fil directeur. Comme ici. Je me satisfait d'écrire sans savoir où je vais, j'aligne simplement les mots, et advienne que pourra. Une note décousue mais qui me renvoie à mes débuts, quand je n'étais pas encore moi, mais quand je m'aimais quand même.

Ce que je suis aujourd'hui, je ne le renie pas. Mais ça va vite, très vite. Besoin d'apprivoiser ma nouvelle vie, alors que mes angoisses prennent le dessus. Enfin bon.

Pour info, ma seconde visite d'appart, demain, 16h30. Je prie pour que ça marche, mais si mon voeu se réalise, j'aurai peur. Mais j'aurai peur aussi dans 6 mois. Alors bon. Autant commencer maintenant, ça passera plus vite... 




J'avais promis mais j'ai oublié

Par pollux - Le 12 nov 2007 à 14:29

J'ai oublié de ramener mon mémoire version doc pour vous en donner des copier-coller... Je ne peux pas vous en donner le titre exact, mais il traitait de la Première Guerre mondiale. De la diplomatie de l'après-guerre, principalement, les mentalités : française, anglaise, allemande, russe, américaine... Dans mon introduction, je parlais de mon intérêt pour cette Guerre atroce, né un jour d'hiver à Verdun. Je me souviens du ciel bleu, sans nuage, éclairant d'une lumière surnaturelle un champ de croix. Des croix blanches sur du gazon vert, à perte de vue. Et le silence. Surtout le silence. A cet endroit, c'est comme si nous étions hors du temps, suspendu entre deux mondes, entre la vie et la mort. Les oiseaux ne chantent pas, là-bas... Le vent même semble respecter la mémoire de ces millions d'hommes qui ont donné leur vie pour une guerre qu'ils ne comprenaient pas.

Ils étaient partis en chantant, ils ne sont jamais revenus. Et ceux qui y ont survécu n'ont plus jamais souri de la même façon...

J'ai beaucoup lu, sur cette période. Des livres d'histoire, naturellement, qui ne rendent compte que très partiellement de ce que furent ces quatre années, les causes, les conséquences. Des romans, aussi, en particulier ceux de Marie-Paul Armant, des livres tous simples, sans prétention, la vie des habitants du Nord fin XIXème, début XXème. J'ai également eu l'occasion de feuilleter pour mon Mémoire des publications des années 1920, que personne n'avait effleurées depuis des décennies, me plongeant dans un monde oublié de beaucoup.

Il n'y a rien d'étonnant à cela, cette guerre était d'un autre siècle. Historiquement parlant, on peut considérer que le XXème commence en 1918, après la dernière guerre territoriale que l'Europe ait connue. Cependant, il ne faut pas oublier. Jamais. Ne jamais oublier de quoi l'Homme est capable au nom de l'orgueil et du pouvoir. Que l'Europe unie est une condition supplémentaire à la paix, mais qu'elle ne garantit pas la résistance à la folie d'un homme tel que le fut Guillaume, si mal conseillé... Seul, il n'aurait peut-être jamais déclenché de guerre... 

Je ne peux pas repenser à cette période sans que dansent devant mes yeux ces millions de noms qui sont gravés sur les murs et les plafonds du Memorial de Verdun.  En l'espace de quelques jours, quelques mois, chaque famille a été meurtrie, imaginez toutes les larmes qui ont été versées...

Aujourd'hui, quand j'entends les gens en parler avec légèreté, comme d'un événement anodin, je me dis que les années fastes effacent bien vite ce que l'Histoire peut créer de pire...

Les derniers poilus survivants ont 109 et 110 ans... Avez-vous songé qu'ils avaient 20 et 21 ans, en 1918 ? 




Aujourd'hui, 11 novembre 2007,

Par pollux - Le 11 nov 2007 à 12:07

89 ans après, n'oubliez pas, n'oubliez jamais.

Demain, quelques extraits de mon Mémoire de Maîtrise...




On est le 5 novembre

Par pollux - Le 05 nov 2007 à 17:22

... et je n'ai toujours pas la date précise de mon mariage. Ca commence un peu à être stressant.

La seule chose dont je soit certaine, c'est le choix de ma robe. J'ai choisi les couleurs, les formes, les accessoires, tout est ok. Sauf que je vais avoir l'air maligne en robe de mariée si je n'ai ni date, ni salle, ni heure mairie/église !

Je vous ai dit qu'a priori, ce serait le 30 août. Or, Milo et moi avons appris qu'une de ses cousines se mariait le même jour, et ce, vendredi soir.. Eux ont déjà tout réservé... Donc j'ai proposé que nous puissions décaler au 23, sous réserve que le prêtre soit dispo... Sauf que mes parents ne sont pas d'accord. Difficile de répondre "c'est mon mariage" à ses parents quand ce sont eux qui paient quand même... Il faut que j'en rediscute avec eux, mais sachant que nous on n'a pas réservé on pourrait faire l'effort... Il paraît que c'est parce que je veux le beurre et l'argent du beurre. Ce qui est faux étant donné que cette fille, habitant en province, je ne la connais presque pas et que je n'irai pas à son mariage même si ce n'est pas à la même date ! Mais c'est quand même la fille du frère de la mère de Milo (cousine germaine, vous suivez ?) et ce n'est pas génial pour la famille de devoir choisir...

Sinon, le problème salle.
1ère visite, samedi matin. La première impression est bonne c'est sûr... La salle est très jolie, tout à fait ce dont je rêve, des pierres et des poutres. La dame qui nous fait visiter n'a aucun charisme et est froide comme un concombre mais enfin, ce n'est pas la question. On repart cependant un peu dubitatifs, on a trouvé ça petit. Et vu l'ampleur de nos familles respectives...
2ème visite, dimanche soir. Là, c'est vraiment le coup de coeur. UNe salle municipale, mais superbe, bien équipée, avec des poutres, une scène, vaste, 500 euros moins chère que l'autre... Libre le 30 août, par ailleurs. Le 23 aussi, mais prise tous les WE de septembre...

J'attends donc d'en rediscuter avec mes parents, mais pour la salle, je ne m'inquiète pas, la seconde est parfaite. En revanche, pour la date... (oui je sais, Shalem, pour la date, plus ça va, moins ça te convient... :().

Je vous jure, des fois, c'est décourageant... :-D 




I belong to Rome !

Par pollux - Le 05 nov 2007 à 12:29
You Belong in Rome
You're a big city soul with a small town heart
Which is why you're attracted to the romance of Rome
Strolling down picture perfect streets, cappuccino in hand
And gorgeous Italian people - could life get any better?
What City Do You Belong In?

 

C'est ce que viens de m'apprendre ce test : et je ne pouvais rêver meilleure réponse ! :-D J'y peux rien, l'Italie vit en moi ;-)




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