Tout est très calme au boulot. Pensez donc, ce soir c’est WE, et la grève d’hier n’a rien arrangé. RTT, WE anticipés pour ceux qui gèrent leur emploi du temps comme ils l’entendent (les administratifs tels que moi ne faisant pas partie des privilégiés, naturellement). La seule chose qui occasionne un ras-le-bol, c’est… ma nouvelle chef.
Désappointée je suis. J’espérais, je croyais dur comme faire que son arrivée allait être un soulagement, or, ce n’est pas le cas. Elle râle pour tout et n’importe quoi, extrêmement pénible. Elle est sans arrêt de mauvaise humeur. Tiens, ça me rappelle quelqu’un… notre Cerbère nationale ! Vous savez, ma collègue désagréable ! Et bien au bout de deux semaines, ces deux-là ne peuvent déjà pas se voir. Mais si on y regarde bien, quelle différence entre elles ? Pas beaucoup… Si ce n’est que je dois travailler étroitement avec l’une, et que je dois bien m’entendre avec elle, coûte que coûte. Mon Dieu, l’année qui s’annonce va être plus longue que prévu.
Au rayon des bonnes nouvelles de cette semaine, je me suis inscrite sur Facebook lundi, histoire de faire original. Mercredi, ayant pas mal de temps à tuer, j’ai créé un profil, et cherché des connaissances. En tapant tous les noms que contenait mon répertoire téléphonique. La pêche a été moins fructueuse que ce que j’attendais. Elle m’a cependant permis de retrouver la trace de Tatsuki.

Tatsuki, c’est une fille que j’ai connue à la fac. Tout de suite, j’ai décrété que c’était une fille bien. Un caractère bien trempé certes, mais moi elle me plaisait. En première année, on a partagé quelques cours, puis en deuxième année aussi. Nous avons toutes deux fait notre DEUG en 3 ans. Puis en licence, on s’est trouvées ensemble dans 2 cours sur 5, ravies l’une et l’autre de voir une tête connue à ces horribles horaires qu’étaient le mardi à 8h (arrivée dans une fac déserte, glauque au possible surtout l’hiver) et le vendredi à 14h (la plupart des étudiants ne se mettent pas de cours cet après-midi là… fac déserte encore une fois). Là, on a vraiment appris à se connaître, on discutait pas mal, elle était fan de foot comme moi, on a fait des exposés ensemble et on se faisait reprendre par notre prof du mardi, notre mal-aimé Michoko, parce que nous discutions sans arrêt (cours soporifique au possible, bien qu’intéressant en soi…).
Puis après la licence, j’ai continué en maîtrise, tandis qu’elle prenait une orientation différente. Et malgré quelques textos de temps en temps, on ne se contactait plus guère.
Et puis je l’ai trouvée sur Facebook… J’ai osé demander apparaître dans ses amis, et le lendemain, j’avais ceci dans ma boîte :
« Hello !
Bienvenue sur Facebook !!!
Very flattée d'etre parmi tes premiers amis ! Pour ma part je me suis inscrite il y a qques mois et je dois avouer que j'avais recherché ton nom, je me disais bien que tu étais susceptible d'être sur Facebook !
Sinon, comment ça va ? Give me some news
Bisous
PS : encore pas de chance pour **** cette année, c mal parti... »
(les ****, c’est mon équipe de foot favorite, qui m’identifierait à peu près autant que l’évocation de l’homme-mystère).
Du coup j’étais ravie ! Je lui ai renvoyé un mail suite à ça, j’attends sa réponse. Mais si ça pouvait me permettre de renouer contact avec elle, ce serait génial.
Surtout dans l’optique où j’habite à Paris.
Je crois que ça y est, le doute n’est plus permis. Je suis épuisée de ces transports, et Milo le sera encore plus que moi, puisque si mes horaires sont plutôt cool, les siens risquent d’être plus contraignants. Et que par ailleurs, plus il rentre tard, moins je profite de lui… L’année avant le mariage, ça m’enchante moyennement. Et en cas de grève, ça m’éviterait de devoir prendre une journée de RTT forcée !
C’est ce qui m’est arrivé hier… Gare fermée, comme pour beaucoup, et donc, pas de train… Pas vraiment le choix, du coup, les « vacances » que je me concoctais pour Noël tombe à l’eau… Fichue grève !
Pour le moment, pas de déménagement planifié. Milo entame son boulot le 25 octobre, il a une période d’essai d’un mois renouvelable, donc à nouveau, il nous faut patienter jusqu’au 25 décembre au plus tard. Le côté positif, c’est qu’on va pouvoir mettre plus d’argent de côté si on n’emménage pas de suite… Espérons que le temps passe vite, parce qu’en attendant, on va devoir continuer à se lever tôt, rentrer tard, supporter les retards de la SNCF, les grèves, le froid sur le quai le matin, les gens, les gens, les gens… (j’ai passé 1h comprimée au milieu d’une foule à l’odeur pas toujours agréable, j’en suis encore traumatisée).
Enfin voilà pour les nouvelles… Dans 2h et demi (je vais essayer de partir plus tôt, mais ce n’est pas gagné…), c’est fini, je peux rentrer. Avoir au téléphone Fiona qui doit me faire un compte rendu de l’avis de la partie adverse lors de ma dispute avec Hilda (je suis d’une curiosité maladive, alors qu’en l’occurrence, ça ne changera rien, qu’elle déblatère sur moi ou non…), et me plonger dans mon lit devant Grey’s Anatomy : cerveau en mode off…