Game Over II, dans un autre domaine.
Comme tous les matins, je me connecte sur un site de résultats sportifs pour survoler les dernières nouvelles. Je ne suis plus aussi accro que j’ai pu l’être quelques années en arrière, mais j’aime bien me tenir au courant.
Et envers et contre tout, le tour de France continue de m’intéresser, malgré le dopage, malgré ma naïveté, qui veut croire qu’il reste encore des coureurs propres…
Et là, désillusion. Après Ullrich, qui fut l’un de mes favoris de la dernière décennie pris la main dans le sac, et dont la défense est simplement pitoyable, c’est l’un de ceux que je croyais clean (naïve, je vous dis), l’un de ceux qui a un capital sympathie énorme aux yeux du publics, le « malchanceux » de service qui est pris, manifestement de manière incontestable. Ou plutôt, d’une manière que je n’ai pas envie de contester. C’est le coup qui va m’achever, qui va définitivement tuer mon intérêt pour ce sport qui n’en mérite plus le nom, duquel je vais me détourner avant de me mettre à douter de chaque performance sportive, quelle qu’elle soit…
Ce matin, c’est ce titre qui m’a attiré l’œil : « Marc Biver, manager de l’équipe Astana, est revenu sur le contrôle positif d’Alexandre Vinokourov ».
J’ai eu un temps d’arrêt, le temps d’assimiler ce que je venais de lire… Et puis, j’ai été dans l’onglet « Tour de France », lire l’article complet, que je vous recopie ici (source : www.eurosport.fr) :
Vino positif, Astana s’en va !
Le Kazakh Alexandre Vinokourov a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre à Albi. Son équipe, Astana, a annoncé qu'elle quittait le Tour à la demande des organisateurs. Elle a aussi suspendu son coureur.
Bon sang ne saurait mentir. Si le proverbe n'existe pas au Kazakhstan, Alexandre Vinokourov vient d'en apprendre le sens. Le Kazakh a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre d'Albi samedi dernier. En clair, il a été transfusé avec le sang d'un donneur compatible peu avant l'étape. C'est le laboratoire de Châtenay-Malabry qui a découvert la présence de deux populations distinctes de globules rouges dans l'échantillon A du coureur. Pratique interdite bien sûr puisqu'elle augmente la quantité de globules rouges dans le sang et donc la performance sportive.
Sa "démonstration" en avait surpris plus d'un à Albi. Moribond dans les Alpes après sa chute à Autun et touché au genou, il avait relégué le deuxième, Cadel Evans, à 1'14. A plus de 48 km/h de moyenne, c'est surtout en raison de sa forme que le chrono avait étonné. Complètement largué dans la première étape des Pyrénées et hors course pour la victoire finale, le Kazakh avait effectué un nouveau numéro lors de la 15e étape lundi pour s'offrir un deuxième succès. Un nouveau contrôle effectué ce jour-là est en cours d'analyse et devrait confirmer ce premier résultat.
Le Tour 2007 s'offre donc son premier séisme. Les premières secousses provoquées par le contrôle positif à la testostérone de l'Allemand Patrick Sinkewitz (T-Mobile) n'étaient que du menu fretin et la prise attendue de tous sur le cas Michael Rasmussen (Rabobank) devrait être bien plus qu'une réplique de ce tremblement de terre. En attendant, la formation d'Alexandre Vinokourov, Astana, a suspendu son coureur et vient d'annoncer qu'elle quittait l'épreuve à la demande des organisateurs. Andreas Klöden ne montera donc pas sur le podium et un Français, Sylvain Chavanel, intègre le Top 30. Mais bon sang, qui s'en préoccupe?
Tout ceci se passe de commentaires. Finalement, heureusement que McEwen a dû abandonner à cause d’une blessure qui l’a fait arriver hors délai, et qu’à 35 ans, la retraite est proche. Je vais pouvoir abandonner le cyclisme sans l’abandonner lui, et en conservant l’illusion qu’il a toujours été propre…
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